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Vers un "soutien de l'État" pour éviter une hausse significative du prix du pass Navigo

par Aurélie LOEK
Publié le 6 décembre 2022 à 9h31
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le ministre Clément Beaune a annoncé qu'un "soutien de l'État" concernant les transports en commun allait être distribué dans plusieurs régions, dont l'Ile-de-France.
Une manière d'éviter une hausse significative des tarifs pour les usagers, "pas soutenable dans la période d'inflation que l'on vit".

L'État au secours des régions. C'est ce qu'a confirmé le ministre des Transports, Clément Beaune, ce mardi 6 décembre, annonçant un "soutien de l'État" pour aider les régions à financer les transports en commun, en proie à de nombreuses difficultés depuis l'été. Le ministre a néanmoins appelé "chacun à sa responsabilité", ajoutant que le choix des tarifs relevait d'abord de la compétence des régions.

Une hausse "pas soutenable" face à l'inflation

"Je sais que c'est difficile, notamment en Ile-de-France. Dans certaines autres régions aussi, mais notamment en Ile-de-France, il y aura un soutien de l'État pour que les usagers soient mieux protégés", a confirmé le ministre auprès de RTL. Sans donner de montant, il a par ailleurs justifié le choix du gouvernement : "Je souhaite qu'il n'y ait pas de hausse significative, parce que je pense que ce ne serait pas soutenable dans la période d'inflation que l'on vit et où on a tous connu des galères dans les transports publics."

Cette annonce intervient à la veille du conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) qui doit voter le budget 2023 et donc fixer les tarifs pour l'an prochain. Or, depuis plusieurs semaines, un bras de fer s'est engagé entre le gouvernement et la présidente de région, Valérie Pécresse (Les Républicains), celle-ci appelant à un soutien de l'État, faute de quoi, elle estimait nécessaire d'augmenter de 20% les tarifs des transports. IDFM doit trouver 450 millions d'euros avant le conseil d'administration de mercredi pour équilibrer son budget 2023.

Lundi 5 décembre, le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, avait déjà dit que l'État était prêt à "travailler" avec l'autorité régionale des transports pour l'aider à boucler son budget 2023 et éviter une hausse brutale du prix des abonnements, tout en refusant d'être le "tiroir-caisse" d'IDFM.

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Jugeant elle-même la hausse des tarifs "inacceptable", Valérie Pécresse doit présenter de nouvelles sources de revenus, en particulier une augmentation ciblée du versement mobilité - une taxe sur la masse salariale des entreprises de plus de 11 employés. Celles-ci doivent être approuvées par le Parlement et donc recevoir l'aval du gouvernement. 

Dans une délibération qu'elle doit soumettre mercredi au conseil d'administration d'IDFM, l'élue a menacé de suspendre une série de paiements liés à de grands projets pilotés par l'État, à commencer par la préparation des Jeux Olympiques et le métro du Grand Paris, si le gouvernement ne faisait pas de geste.


Aurélie LOEK

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