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Rave party en Alsace : l'exaspération des riverains après le départ des fêtards

M.D. | Reportage Philippe Vogel et Laurence Claudepierre
Publié le 2 mai 2022 à 18h53
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Une rave party sauvage a été organisée ce week-end dans le Bas-Rhin, près de la commune d'Orschwiller.
Quelque 4000 fêtards venus de toute la région étaient présents au plus fort de la fête, qui a pris fin ce dimanche soir.

Avec l'arrivée du printemps et des beaux jours, le même scénario se répète chaque année ou presque à Orschwiller dans le Bas-Rhin. Des milliers de fêtards se donnent rendez-vous sur des terrains agricoles en périphérie de la petite commune pour une rave party sauvage. Au plus fort de la fête, quelque 4000 personnes étaient présentes ce week-end. 

Ce lundi matin, alors qu’une vingtaine de véhicules occupaient toujours le terrain, le maire, Claude Risch, est venu constater les dégâts. "Il y a beaucoup de l’alcool, et pas uniquement, qui circule. Mon souci, c’est de devoir un jour annoncer à des parents que leur gamin est resté sur le bord du chemin", explique l’édile devant une caméra de TF1.

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Ces prairies servent habituellement pour le fourrage des vaches laitières. Mais après la fête de ce week-end, l’herbe des prés a été piétinée. "Heureusement, il n’y a pas eu de pluie, sinon ce ne serait plus praticable, car ces terrains sont situés en zone inondable. On va rencontrer les agriculteurs pour savoir comment et qui va les dédommager", reprend Claude Risch. 

Aucun incident n’est à déplorer et les déchets ont été soigneusement ramassés. Mais les habitants de la commune, excédés par les nuisances sonores tout au long du week-end, en ont marre. "Ce n'est pas normal qu'ils fassent autant de bruit", estime une riveraine. "C'est quand même culotté, parce que ce sont des gens qui vivent de leur travail", abonde une autre. 

Les fêtards ont bien conscience de se mettre hors la loi. Cependant, à les entendre, difficile de faire autrement. "On est obligés d’en arriver à des extrêmes, en privatisant illégalement un champ pour faire la soirée. En voulant le faire légalement, ça n’aboutit nulle part, on ne nous donne pas les moyens", se défend un des organisateurs.


M.D. | Reportage Philippe Vogel et Laurence Claudepierre

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