Après la journée de mobilisation de jeudi, que va-t-il se passer ?
Une autre journée de grève et de manifestations est déjà prévue.
Le 20H de TF1 fait le point.

Le rendez-vous était inscrit à l’agenda depuis plusieurs semaines. Ce jeudi, jour de la contestation contre la réforme des retraites, le président de la République a fait un déplacement en Espagne. Ce qui ne l’a pas empêché de répondre depuis l’étranger aux manifestants. 

"On ne peut pas non plus faire comme s’il n’y avait pas eu d’élections il y a quelques mois. Je le dis avec beaucoup de calme parce que cette réforme fait partie de ce qui avait été présenté. J’en défends, comme je vous l’ai dit, la nécessité et la justice", a déclaré Emmanuel Macron. 

Hors de question de reculer donc. Le texte sera bien sur la table du conseil des ministres lundi 23 janvier, puis la semaine suivante, dès le 30 janvier, au Parlement, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation dans la rue. 

"Les salariés ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans"

Les huit principaux syndicats viennent de se mettre d’accord sur la date d’un nouveau front commun contre la réforme. "C’est une bonne manière de peser sur les parlementaires en disant, on va de nouveau faire une mobilisation et vous allez voir que partout en France, encore une fois, dans tous les départements, dans beaucoup de villes moyennes, les salariés se sont mobilisés pour dire qu’ils ne voulaient pas travailler jusqu’à 64 ans", a indiqué Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. 

Une deuxième manifestation que le gouvernement compte suivre d’encore plus près. "Est-ce que ça dure, c’est le vrai enjeu. Si on doit bouger, ce sera au Parlement. Mais on a peu de marge de manœuvre", a confié une source gouvernementale au sein de l’exécutif. Plusieurs modifications du texte sont déjà envisagées par certains députés. Le débat au Parlement est prévu pour durer au plus tard jusqu’à la fin mars. 


Léa TINTILLIER Reportage TF1 | Matthieu Desmoulins

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