Face à la réforme des retraites et le recours au 49-3, les étudiants de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne ont décidé de se mobiliser.
Plusieurs centaines d'entre eux ont voté l'occupation du campus de Tolbiac.
Le vote a eu lieu alors que des cars de CRS ont été déployés aux abords de l'université.

Après plusieurs semaines de mobilisation contre la réforme des retraites, Tolbiac entre dans la contestation. Plusieurs centaines d'étudiants de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne ont voté l'occupation du campus pour dénoncer la réforme des retraites et le recours du gouvernement à l'article 49.3.

"Le 49.3 a réveillé la jeunesse"

Réunis à la mi-journée en assemblée générale sur le site du XIIIe arrondissement de la capitale, les étudiants - un millier selon plusieurs porte-parole étudiants - se sont prononcés pour l'occupation sous les acclamations. "Le 49.3 a réveillé la jeunesse", s'est réjouie auprès de l'AFP Lorelia Fréjo, 23 ans. "La colère monte, nous ne voulons plus suivre le calendrier de l'intersyndicale et nous invitons toutes les universités à nous rejoindre", a ajouté l'étudiante en langues. 

"Dans toutes les universités en France, ça monte, on passe un cap", a également estimé Eléonore Schmitt, une porte-parole du syndicat étudiant Alternative. "On se met en lien avec tous les travailleurs en grève pour les rejoindre sur les piquets". À 18h00, une autre réunion interuniversitaire est annoncée pour décider si "Tolbiac devient le centre névralgique de la contestation étudiante", a décidé l'assemblée générale. 

Les étudiants se sont dits déterminés à l'idée de rejoindre "tous les rassemblements prévus aujourd'hui (lundi) et dans les jours à venir" pour dénoncer la réforme du gouvernement. Mardi, une marche étudiante doit rallier l'incinérateur d'Ivry-sur-Seine, un des sites occupés par des éboueurs et des agents de propreté en grève, à la gare d'Austerlitz via Tolbiac.

Cette mobilisation étudiante s'organise, alors que des cars de CRS étaient positionnés aux abords de l'université. "On se fait intimider par la police, que ce soit en manifestations étudiantes, que ce soit dans toutes les manifestations contre la réforme. Ça, ça n'a fait qu'intensifier notre colère", a encore réagi sur les réseaux sociaux une étudiante, membre du collectif "Le poing levé".


A. Lo.

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