VIDÉO - "Travailler jusqu'à 64 ans, ce n'est pas possible" : à Bayonne, les dockers protestent contre la réforme des retraites

par La rédaction de TF1info | Reportage Victoria David, Julie Dubois
Publié le 26 janvier 2023 à 18h46

Source : JT 13h Semaine

La CGT organise des mobilisations supplémentaires dans le secteur de l’énergie avant la journée nationale unitaire prévue le 31 janvier.
Ce jeudi matin, des camions sont restés à l'arrêt pendant plusieurs heures à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

Avant la journée nationale du 31 janvier contre la réforme des retraites, la grève a repris dès jeudi 26 janvier et jusqu’à vendredi dans les raffineries, les centrales électriques, mais également les ports et les docks. La fédération CGT des ports et docks a appelé à une grève ce jeudi. Toute la matinée, des manifestants bloquaient l’accès routier des camions au port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). 

Les dockers n'ont pas de régime spécial, mais bénéficient d'aménagements pour partir trois à quatre ans plus tôt à la retraite. "Le travail de docker, ce sont des tâches extrêmement difficiles. Très souvent, arrivés à 50 ans, ils sont déjà cassés : problème de dos, problème de santé, donc, ce n'est que légitime", rapporte Serge Lescamela, syndicaliste CGT dans le sujet en tête d'article.

Objectif : perturber toute l'activité des entreprises

Aucun bateau n'a été bloqué ce jeudi matin, mais des dizaines de routiers ont été coincés pendant de longues heures. Et si certains commençaient à s'impatienter ("Je dois rentrer en Normandie, ils m'empêchent de travailler, il y en a marre des grévistes", vitupère l'un d'eux), beaucoup restaient pourtant favorables au mouvement : "La réforme des retraites, il en faut une, on est d'accord, mais pas celle-là", dit l'un d'eux. Être routier, jusqu'à 64 ans, c'est pas possible : je me lève à 4 heures, je termine à 19 heures", témoigne l'un d'eux dans le sujet. 

Un appel national à la grève a été lancé dans les ports français. Objectif, perturber toute l'activité des entreprises. Le blocage a été levé en fin de matinée : "Derrière les camions bloqués, ce sont des entreprises", dit un manifestant. "Des patrons vont demander des comptes et mettre la pression auprès des élus et des députés pour que ce conflit dure le moins possible". 

Pour la suite, la CGT Pétrole évoque une nouvelle journée d'action qui collerait au 31 janvier, la veille ou le lendemain. 


La rédaction de TF1info | Reportage Victoria David, Julie Dubois

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