Le ministre de l'Agriculture s'est rendu en Touraine ce vendredi pour annoncer et confirmer la mise en place du régime de calamité agricole. Mais de nombreux exploitants risquent de ne pas y avoir droit.

Le gel a tout brulé, tout est sec. Pour chaque nuit de gelée, il faut remplir une déclaration de sinistre. C'est le cas de Charlotte Molinari, viticultrice et propriétaire du Château Pont de Brion. Son assurance lui coûte 8 000 euros par an pour 22 hectares. Une somme importante, mais nécessaire selon elle.

En ce moment, seulement 30 % des viticulteurs sont assurés. Mais beaucoup refusent d'être assuré. Ces derniers ne peuvent pas accéder aux fonds pour calamité agricole débloqués par le gouvernement. Cette aide exceptionnelle est réservée aux arboriculteurs. En effet, les viticulteurs qui font souvent face aux aléas climatiques doivent s'assurer eux-mêmes. Ceux qui ne sont pas assurés ne toucheront rien, ce que déplore certaines organisations syndicales. Joël Limouzin, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) estime que ce fonds de calamité n'est plus adapté.

Alors, pour aider les exploitants qui redoutent déjà un nouvel épisode de gel, le ministre de l'Agriculture pourrait annoncer dans les prochains jours des allègements fiscaux.


La rédaction de TF1info

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