L'ensemble scolaire Toulouse-Lautrec, en région parisienne, est unique au monde : 70% de ses élèves sont en situation de handicap, et l’entraide y est autant valorisée que les notes.
L'émission de TF1 "Sept à Huit" y a réalisé un reportage bouleversant, qui pourrait bien bousculer l’image que vous avez du handicap.
Le témoignage d'Emere, fillette atteinte de la maladie des os de verre, est particulièrement inspirant.

Il ressemble un peu à vaisseau spatial. Ce qui se passe à l'intérieur n'est pas ordinaire non plus. Dans l'ensemble scolaire Toulouse-Lautrec, en région parisienne, l'entraide est plus naturelle, le regard plus bienveillant qu'ailleurs. La particularité de l'établissement est de faire cohabiter une majorité d'enfants handicapés avec des petits camarades valides, jusqu'à ce que les différences n'aient plus aucune importance. Dans ce monde inversé, les valides ne représentent qu'un tiers des effectifs. Les soignants sont aussi plus nombreux que les enseignants.

Le reportage de "Sept à Huit" à retrouver en tête de cet article, également en replay sur MyTF1, va à la rencontre des élèves, enseignants et soignants de cet établissement unique, que l'on vient visiter du monde entier et où le taux de réussite au bac est de 100%. Il donne notamment la parole à Emere, fillette facétieuse de 8 ans, atteinte d'ostéogenèse, la maladie des os de verre. Une pathologie génétique qui la rend particulièrement fragile, et lui a déjà valu quinze fractures : la moindre chute peut être dramatique, surtout sur le bitume de la cour de récréation. Pas de quoi l'empêcher de galoper dans tous les sens. "Ce n'est pas de la mousse au chocolat au sol", lance Emere, qui évoque sa maladie en la relativisant : "Quand on sait qu’il y a pire, ça apaise". 

"Ce n’est pas parce qu’on a un handicap qu’on est bête"

La fillette a beau ne pas tenir en place, elle fait partie des meilleurs élèves de sa classe de CE2. "Ce n’est pas parce qu’on a un handicap moteur qu’on est bête comme un melon, dit-elle. (...) Le handicap, c’est un problème du corps. Ma maladie, c’est juste les os qui n’ont pas réussi à se solidifier".  Rien ne semble pouvoir l'atteindre : c'est en plaisantant qu'elle supporte ses exercices de musculation deux fois par semaine

Cette force et cette énergie, c'est sa mère, elle aussi atteinte d'ostéogénèse et ancienne élève de Toulouse Lautrec, comme sa propre mère, qui les lui a inculquées. "Je ne suis pas d’un naturel chochotte, je n’aime pas ça. J'ai interdit à mes enfants de l'être", explique-t-elle, alors que le frère jumeau d'Emere, en plus de la maladie des os de verre, est atteint d'un autisme lourd qui l'empêche d'être scolarisé à Toulouse Lautrec.

Regardez l'intégralité de ce reportage dans la vidéo de "Sept à Huit" en tête de cet article.


La rédaction de TF1info | Reportage "Sept à Huit" Louis Olivier

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