VIDÉO - Chantier de l'A69 : les opposants perchés dans des arbres sous la menace des forces de l'ordre

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 Ignacio Bornacin, Tristan Vartanian, Jean-Vincent Fournis
Publié le 19 février 2024 à 14h32

Source : TF1 Info

L'expulsion des opposants à l'autoroute Toulouse-Castres est imminente ce lundi.
Tandis qu'une centaine de gendarmes encercle la ZAD, les tractopelles sont déjà là.
Une équipe de TF1 s'est rendue sur place et a parlé par téléphone à des "écureuils", ces activistes perchés dans des arbres.

Le nettoyage vient de commencer, sous très haute surveillance. Une centaine de gendarmes encerclent la ZAD autour du chantier de l'A69. C'est ici que les opposants au projet d'autoroute étaient installés depuis plusieurs mois. Ce lundi matin, il ne reste plus que les irréductibles, qui se font appeler "les écureuils". Ces activistes, une dizaine, ont construit des cabanes au sommet des arbres, qui doivent être coupés dans la journée. 

Nous leur avons parlé par téléphone. Une femme nous explique avoir "un peu d'appréhension par rapport à ce qui va se passer par la suite, parce qu'on aimerait bien que les arbres restent debout". Mais les tractopelles sont déjà sur place. "Une fois que les 'écureuils' seront délogés, que la zone sera en sécurité, c'est à notre charge d'abattre les arbres", explique à TF1 Charles-Alexandre Lepeltier, chef d'exploitation chez Guintoli.   

Encore faut-il convaincre les militants écologistes de descendre. Ce lundi après-midi, des négociateurs de la gendarmerie viendront leur parler. Les activistes sont prêts à les entendre, mais ils se disent inflexibles.  "S'ils nous proposent un moratoire, par exemple le temps que la justice décide si ce projet est viable ou pas, ou si on nous propose l'abandon du projet, là oui, je pourrais descendre", reprend l'activiste que nous avons joint par téléphone. 

Tout doit être fait pour que la journée se déroule dans le calme. Contrairement à dimanche après-midi : des affrontements ont eu lieu entre une centaine de militants radicaux et les gendarmes. Six personnes ont été interpellées et deux engins de chantier ont été brûlés par les manifestants. Malgré l'opposition au projet, le chantier de l'A69 n'a pour l'instant jamais été arrêté.  


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 Ignacio Bornacin, Tristan Vartanian, Jean-Vincent Fournis

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