Chaque année, des dizaines de milliers de chariots de supermarché sont abandonnés en pleine ville.
La mairie de Pontoise (Val-d'Oise) a décidé de durcir le ton en faisant payer les enseignes.
Mais la réaction de ces dernières n'a pas tardé, comme vous l'explique l'équipe de TF1 qui s'est rendue sur place.

Des chariots abandonnés sur un parking de supermarché, ça peut arriver, mais au beau milieu des immeubles de ce quartier de Pontoise, c'est déjà plus étonnant. Et surtout interdit. Pourtant, ici, cela arrive tous les jours. Au point que cela ne surprend même plus les habitants. "Il y en a régulièrement, ce n'est pas nouveau", assure une femme dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus. "Il y a des rigolos, mais il y a aussi des gens qui n'ont pas d'autre moyen, parce qu'ils n'ont pas de voiture et emmènent leurs courses chez eux", souligne une autre. 

Face à cette situation, la mairie durcit le ton. Elle a missionné deux agents pour ramasser chaque jour tous les chariots. "On fait tout Pontoise, explique l'un d'eux, Grégory, à notre équipe. Après, on sait plus ou moins où on risque de trouver des caddies".  À peine cinq minutes de route, et déjà une première prise. Pour notre brigade de la propreté, vingt kilos de métal à porter à la force des bras. Ces nouveaux encombrants sont au plus vite retirés des routes, puis stockés au centre technique de la ville. "Ça peut être dangereux, selon la rue, si elle est en pente ou pas, ça peut tomber sur les voitures, souligne Grégory. Et puis même, c'est dégradant pour la ville d'avoir des caddies un peu partout".

Un "dispositif de blocage des roues" bientôt installé par Lidl

Une traque qui a un coût non négligeable : 30 euros par chariot. Une somme que la ville va désormais refacturer aux supermarchés. "Auparavant, les caddies étaient stockés là. On les appelait, ils venaient les chercher, ils nous faisaient un petit sourire, 'merci beaucoup'. Maintenant, on équilibre les choses. C'est toujours la ville qui fait le travail parce qu'on a besoin de réactivité, mais par contre, on leur facture", indique Sébastien Guery, adjoint au maire (DVD) de Pontoise en charge de l'aménagement urbain. Et l'addition est loin d'être neutre pour les distributeurs, qui viennent chercher parfois jusqu'à plusieurs dizaines de chariots par semaine.

La réaction de ces derniers ne s'est pas fait attendre. "Un dispositif de blocage des roues sera installé très prochainement. Les chariots présents dans l'enceinte du supermarché Lidl ne pourront plus être sortis du parking", assure Lidl dans un communiqué. Ce dispositif antivol bloque les roues électroniquement si vous quittez le périmètre du magasin. Le groupe Auchan l'a mis en place dans la ville voisine de Cergy. Un investissement de plus de 100.000 euros.


La rédaction de TF1info | Reportage Valentin Dépret, Régis Roine

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