Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a demandé le report du Congrès qui devait valider l'élargissement du corps électoral.
C'est cette loi qui avait provoqué la colère des indépendantistes kanaks.
Le 13H de TF1 Weekend est remonté aux origines de la crise.

C'est une question qui divise la Nouvelle-Calédonie et que l'on trouve sur les pancartes des manifestants : le "gel du corps électoral". Selon cette règle, seules les personnes arrivées sur l'archipel avant 1998 ont le droit de vote aux élections provinciales, ce qui exclut environ 20% de la population. En début d'année, le gouvernement a déposé un projet de loi pour mettre fin à cette exception, comme le rappelle la vidéo de TF1 en tête de cet article. Une option inacceptable pour les indépendantistes, qui craignent de perdre leur poids électoral.

Défiance

Depuis plus de trois ans, le dialogue est rompu entre toutes les parties. Après deux référendums sur l'indépendance en 2018 et 2020, le troisième en 2021 a été boycotté par les indépendantistes, qui n'en reconnaissent pas le résultat. La colère monte encore d'un cran en juillet 2022 lorsque Sonia Backès, figure du camp loyaliste, est nommée secrétaire d’État à la Citoyenneté. Pour les indépendantistes, c'est le signal clair que l’État a choisi l'autre camp.

À cela s'ajoute un autre affront : le dossier calédonien, historiquement traité par Matignon, a été délégué pendant des mois au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Pour tenter d'apaiser les esprits, Emmanuel Macron a demandé à Gabriel Attal de reprendre en main les négociations.


La rédaction de TF1info | Vidéo : Noé Gandillot, Sehla Bougriou

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