Trois stations-service E.Leclerc de Gironde auraient distribué du carburant mélangé à de l'eau.
Les moteurs de plusieurs automobilistes venus faire leur plein ont été endommagés.
Les réparations peuvent coûter plusieurs centaines d'euros.

Ils pensaient simplement faire le plein de carburant. Ils se sont retrouvés avec des dysfonctionnements, ou un véhicule carrément en panne. "Je suis allé chez le garagiste où j'ai acheté le véhicule, en disant 'bizarre, hier soir ça m'a mis révision', il me dit 'mais vous avez eu une rupture de carburant en fait'", s'étonne un client dans le reportage en tête de cet article. 

Comme le sien, les témoignages d’automobilistes en panne se multiplient, après leur passage à la station-service du Leclerc de Sainte-Eulalie, près de Bordeaux. Tous auraient retrouvé de l'eau dans le carburant de leurs voitures. "Le centre E.Leclerc de Sainte-Eulalie est en contact avec les clients (...). Des analyses externes approfondies sont en cours afin de comprendre les problèmes rencontrés", a répondu l'enseigne. 

Des centaines d'euros de réparation par véhicule

Plus intriguant, cette station n'est pas la seule concernée, certains internautes mettant également en cause les stations-service E.Leclerc des communes d'Ambarès-et-Lagrave et de Talence. Certains clients ont été contraints de débourser des centaines d'euros pour faire réparer leur véhicule. Un malchanceux a même indiqué au quotidien Sud-Ouest avoir dû payer 3500 euros en réparations le lendemain de sa visite à la station de Sainte-Eulalie.

Désormais, après avoir ouvert des sinistres auprès de leurs assurances, certains automobilistes restent sans nouvelle de l'enseigne quant à un dédommagement. "Je les ai contactés par mail et par lettre recommandée avec accusé de réception, et je n'ai aucune nouvelle depuis le 4 janvier, date à laquelle ils m'ont dit qu'ils étudiaient mon dossier", détaille l'une d'entre eux. 

Plusieurs explications possibles

Comment une telle défaillance est-elle possible ? Il peut y avoir plusieurs explications. "Soit ça vient de la cuve, percée ou qui aurait un joint défaillant, parce qu'on a peut-être eu, dans ces endroits-là, une grosse pluie. Ça peut être une malveillance", précise Francis Pousse, président des distributeurs de carburant indépendants. "Dernière solution : le camion de livraison, qui par un échange inconnu, aurait chargé de l'eau en même temps que de l'essence", poursuit-il. 


M.T | Reportage : Léa Kebdani, Léonard Attal, Tristan Vartanian

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