Les syndicalistes de la CGT Energie continuent de se mobiliser contre la réforme des retraites.
Parmi les actions menées, certains désactivent des compteurs en faveur d'établissements ou de clients en toute illégalité.
Une équipe de TF1 a suivi une de ces opérations.

La menace de couper l'électricité des députés favorables au projet de réforme des retraites a été plusieurs fois brandie ces dernières semaines. Toujours mobilisés, les grévistes du secteur de l'énergie poursuivent leurs actions dites "Robin des bois" pour "intensifier le rapport de force" contre le texte présenté par Elisabeth Borne qui prévoit, notamment, le décalage de l'âge de départ à la retraite à 64 ans. L'une d'entre elles consiste à intervenir sur les compteurs afin de rendre l'électricité gratuite pour certains clients. L'idée : se mobiliser avec des actions populaires.

"La sanction peut aller jusqu'au licenciement"

"Là, on va passer le comptage en gratuit. J'ouvre le tableau, l'intervention se fait à l'intérieur", indique ainsi un salarié d'Enedis, filmé par une caméra de TF1 et qui tient à rester anonyme. En quelques minutes seulement, après quelques gestes techniques effectués à l'intérieur du transformateur, ce dernier est déconnecté. Bien que totalement illégales, les opérations comme celle-ci se multiplient depuis janvier dans les écoles, les crèches ou encore les hôpitaux. 

"Tant que personne ne sera revenu sur place vérifier, ce compteur n'enregistre pas la consommation", précise le salarié que nous avons pu filmer, rendant ainsi gratuit le courant pour la cuisine centrale qui alimente toutes les cantines du quartier. Cela durera jusqu'à ce qu'un autre agent d'Enedis rebranche le compteur. "Ça peut durer plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois", poursuit-il, avant de souligner : "Là, depuis une semaine, on est à 25 sites du même niveau".

"Ce sont des actions qui ne sont pas autorisées. On en a conscience, on en est responsable. Et la sanction peut aller jusqu'au licenciement", déclare Sébastien Ménestrier, secrétaire général de la Fédération de l'énergie CGT. Et pourtant, 100.000 foyers et 500 entreprisHello Nambi,

J’attire ton attention sur le fait que nous avons remarqué ces derniers jours des problèmes récurrents dans plusieurs edits du JT, avec des chapos coupés ou des incohérences dans les articles. Je n’ai plus les exemples concrets à te montrer car nous avons fait les modifs, mais cela concerne 4 ou 5 articles à chaque fois (dans le 20H d’hier, il y avait notamment « Grèves et manifestations : la France bloquée en mars ? », ou dans celui de mercredi « Mairies recherchent secrétaires désespérément » qui posaient problème). Peux-tu demander à ton équipe d’être vigilante ? Merci beaucoup et bonne journée

Gilleses et établissements publics ne payent plus leur électricité.

L'initiative fait-elle vraiment l'unanimité ? Les réactions sont mitigées. "Pour moi, c'est hors la loi, donc j'estime que ce n'est pas bien de le faire", peut-on notamment entendre au sein des passants interrogés par TF1.  D'autres font entendre un son de cloche bien différent : "Si on me permettait d'avoir quelques semaines non facturées, forcément ça me convient". Quoi qu'il en soit, il est à noter que dans le cas où le fournisseur se rendrait compte de la manœuvre, les clients concernés recevraient une facture rectificative.


La rédaction de TF1 | Reportage Fabien Chadeau, Anaïs Buissou, Christine Chapel

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