Voilà une semaine jours que de nombreux habitants vivent retranchés chez eux, à Nouméa.
Dans les rares boutiques encore ouvertes, les produits manquent cruellement.
C’est grâce au système D que les uns et les autres peuvent tenir au quotidien, a constaté le 20H de TF1.

Sur le marché de la petite ville de Farino, au nord de Nouméa, il n'y avait que deux commerçants ce dimanche matin. Exceptionnellement, il était possible de faire du troc. "Il n'y a plus d'argent dans les distributeurs, donc tout le monde essaie de  faire avec ce qu'il a", explique une agricultrice venue vendre ses produits, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Acheter de la nourriture est devenu extrêmement difficile sur l'île, où les barrages routiers entravent toujours le ravitaillement.

Des containers en cours de distribution

Dans le port autonome de Nouméa, les douaniers ont pu débloquer 103 conteneurs de denrées alimentaires et de médicaments. Leur acheminement jusqu’aux supermarchés débute tout doucement, le port étant situé à proximité de zones de tensions. On voit même au loin, derrière les bateaux, la fumée des incendies. Ces derniers jours, de nombreux commerces ont été brûlés. Ceux qui ont été épargnés commencent juste à être réapprovisionnés, générant à chaque fois d'importantes files d'attente.

Dans plusieurs communes, la solidarité s’organise directement entre habitants, qui redistribuent entre eux les produits qu'ils ont pu se procurer. De la nourriture manque aussi sur le campus de l’université de Nouvelle-Calédonie où deux-cents étudiants sont bloqués par les barrages. Ce sont des riverains qui leur apportent quelques vivres. Chacun espère que ce système D ne sera bientôt plus nécessaire.


La rédaction de TF1info | Reportage : D. Sitbon, A. Creff, M. Bornet

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