Le millier d'hommes arrivés en renfort a permis de débloquer la route entre l'aéroport et la ville de Nouméa.
Les gendarmes ont dû dégager plus de 75 barrages, comme l'a constaté une équipe de TF1 à leurs côtés.

La Grande Terre, l'île principale de Nouvelle-Calédonie, est encore paralysée. Des barrages ont été installés par des indépendantistes dans chaque quartier de Nouméa. La mission était claire pour les forces de l'ordre arrivées en renfort : dégager les voies de circulation, et reprendre le contrôle du terrain. Au fur et à mesure que la colonne de gendarmes avance, pas à pas, il faut être prêt à répondre à toute attaque des émeutiers, hostiles à cette reprise en main. C'est ce que l'on peut voir dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.

Axe vital

Les départs de feux sont incessants, mais cela n'empêche pas les gendarmes d'enlever ce qui des barricades qui obstruent cet axe vital, entre la capitale et l'aéroport international de la Tontouta. Ce sont pas moins de 60 km de tronçons qui depuis une semaine étaient bloqués par différents groupes de révoltés indépendantistes kanaks. Au total, 76 barrages ont été détruits ce dimanche avec une difficulté : les jeunes émeutiers peuvent revenir à tout moment, une fois la colonne de déblaiement passée.

Dimanche soir, les tensions restent vives et les protestataires sont toujours là. Mais les habitants de Nouméa et de sa région, contraints à de nombreux détours pour aller et venir, espèrent pouvoir bientôt rouler à nouveau librement, au moins sur la principale route de l'île. Les vols commerciaux ne reprendront pas avant jeudi à l'aéroport, dans le meilleur des cas.


La rédaction de TF1info | Reportage : Michel Scott, Fabrice Amzel

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