Agriculteurs en colère : de Dunkerque à Marseille, les images de la mobilisation qui reprend

par Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Suzanne Prez, Gwenolé Scanff
Publié le 19 février 2024 à 16h15

Source : JT 13h Semaine

À cinq jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, la colère du monde rural ne faiblit pas.
Ce lundi notamment, dans le Nord, une centaine de tracteurs ont convergé vers Dunkerque.
Plus au sud, un autre convoi d'agriculteurs a investi le centre-ville de Marseille.

Deux semaines après les annonces du gouvernement, les agriculteurs sont de retour, et ils ne sont toujours pas contents. À cinq jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le monde paysan entend maintenir la pression, dans l’espoir d’obtenir "du concret". Même les 400 millions d'euros d’aides d’urgence mis sur la table restent insuffisants aux yeux des manifestants. "Ce ne sont pas des aides de l'État que l'on demande, expliquait l'un d'eux, dimanche, au micro de TF1. C'est d'être payé au juste prix de toutes nos charges." Plusieurs actions ont encore été menées ce lundi.

Comme en témoignent les images ci-dessous, dans le Nord, une centaine de tracteurs ont convergé vers Dunkerque, et plus précisément vers son port, cible d’une opération escargot orchestrée par les deux syndicats agricoles FDSEA 59 et Jeunes agriculteurs. En cause, ici : le projet d’agrandissement de ce port, appelé à débuter cette année, au détriment d’une cinquantaine d’exploitations agricoles, situées jusqu’à une trentaine de kilomètres tout autour. "La profession n’est pas contre le développement du Grand Port Maritime de Dunkerque mais nous sommes contre les compensations environnementales sur nos terres agricoles", ont insisté les deux syndicats par voie de communiqué.

Agriculteurs en colère : une centaine de tracteurs convergent vers DunkerqueSource : TF1 Info

Dans le même temps, plus au sud, on a vu une cinquantaine de tracteurs, venus des quatre coins de la région et rejoints par des chauffeurs de taxis eux aussi mobilisés, débouler en plein centre-ville de Marseille (voir le reportage en tête de cet article) jusqu’à des points stratégiques : le Mucem, la préfecture des Bouches-du-Rhône, la gare Saint-Charles ou l’aéroport Marseille Provence. "Les investissements, on les a faits, maintenant eux (l’État) s’étaient engagés à nous donner une part de subventions pour nous aider et on les attend toujours", justifie l’un des agriculteurs venus exprimer sa colère sur le Vieux-Port. D’autres opérations ont eu lieu ce lundi dans les Pays de la Loire, en Bretagne ou en Île-de-France. 

Un timing bien choisi

Déjà ce week-end, comme le montre cet autre reportage de TF1, une vingtaine d'agriculteurs vendéens avaient bloqué les portes d'un supermarché de Fontenay-le-Comte, tandis que dans les Hautes-Pyrénées, d’autres avaient empêché l'approvisionnement de plusieurs grandes surfaces. La mobilisation devrait se poursuivre dans les prochains jours. "On veut des réponses claires et des actes précis pour l’ouverture du Salon de l’agriculture (samedi 24 février), parce que sinon ça ne sert à rien de venir", prévient Jérémy Tropini, président des Jeunes agriculteurs des Bouches-du-Rhône. 

De nouveaux arbitrages sont attendus sur le revenu paysan, les pesticides ou les accords de libre-échange. Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé une nouvelle conférence de presse ce mercredi.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Suzanne Prez, Gwenolé Scanff

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