Cette semaine de violences a coûté très cher à l'économie de Nouvelle-Calédonie.
Entre les barrages, les bâtiments brûlés et les pillages, les dégâts se chiffrent déjà au moins à 500 millions d'euros.
Des milliers de personnes sont au chômage technique.

Un amas de gravats encore fumant. Les dégâts sont particulièrement visibles à Ducos, la principale zone industrielle de l'île, comme on le constate dans le reportage du 20H en tête de cet article. Le plus grand centre commercial de Nouméa est entièrement saccagé. Une concession automobile a, quant à elle, été ravagée par les flammes. Laurent Vircondelet, propriétaire de magasin de bricolage, a quant à lui perdu l'équivalent de cinq millions d'euros, comme il l'explique au micro de TF1.

2000 emplois perdus

Depuis une semaine, 150 entreprises ont été pillées ou brûlées. 2000 emplois sont perdus et des dizaines de milliers d'autres sont menacés. Des chiffres de dimension catastrophique pour une île de 270.000 habitants. Pour protéger les entreprises, jusqu'ici épargnées, certains se relaient désormais jour et nuit, sans attendre de secours des autorités. Le port de Nouméa, poumon économique de la ville, est surveillé par les forces de l'ordre, mais son activité est à l'arrêt.

L'île ne peut même plus compter sur le pilier historique de son économie, le nickel, qui génère un emploi sur cinq dans l'archipel. Des indépendantistes bloquent l'accès aux mines, au nord. Sans doute la crise de trop, alors que le nickel calédonien souffre déjà depuis dix ans, concurrencé par les extractions massives en Indonésie.


La rédaction de TF1info | Reportage : R.Sygula, N.Job, M.Bornet

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