La France a accueilli 106.000 réfugiés depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Des femmes et des enfants pour la plupart, qui rêvent de pouvoir rentrer chez eux.
Une équipe de TF1 s'est rendue dans la commune de Monclar-de-Quercy, dans le Tarn-et-Garonne, où 140 réfugiés ont posé leurs valises.

Cela fait maintenant un an, jour pour jour, que la guerre a débuté aux portes de l'Europe, obligeant de nombreux Ukrainiens à quitter leur pays. Des femmes et des enfants pour la plupart, qui rêvent de pouvoir de rentrer eux. Monclar-de-Quercy, petite commune du Tarn-et-Garonne de 2 000 habitants, a accueilli ses premiers réfugiés le 31 mars dernier. Une cinquantaine, au début, puis d’autres groupes sont arrivés. Désormais, ils sont 140. Tous sont logés dans un village de vacances, le plus grand du département. 

Ce vendredi matin, Valentina, une des réfugiées, prépare un bortsch, le plat traditionnel ukrainien pour ses jumeaux. Elle dit avoir trouvé ses marques, mais son pays lui manque. "Son mari est en Ukraine, il avait la possibilité de sortir du pays, mais comme c’est un patriote, il a choisi de rester là-bas", traduit, à ses côtés, un autre réfugié, dans le reportage en tête cet article. Valentina aimerait retourner dans son pays, mais quand ? Comme les autres réfugiés, elle ne le sait pas.

 

La guerre se prolongeant, une installation plus pérenne devient nécessaire, estime le maire (SE) de Monclar-de-Quercy, Jean-Paul Albert. "On n’est plus dans la situation où on accueillait ces personnes pour quinze jours ou trois semaines. C’est une nouvelle phase à laquelle on va devoir s’attaquer", déclare l'édile. Et cela passe notamment par l’apprentissage de la langue. 

Deux matinées par semaine, des cours destinés aux adultes sont organisés par la mairie, pour faciliter leur intégration. "C’est très bien pour nous et ça permet de parler avec d'autres personnes", témoigne une mère de famille, dans un français presque parfait. Huit réfugiés ont été embauchés dans les écoles ou dans les services techniques de la ville, comme Sacha.  Il va rester à la mairie, tant que sa famille et lui seront en France. Parce qu’ils le méritent", explique le maire. 


M.D. | Reportage TF1 Pascal Michel, Jean-Marc Lucas et Perrine Mislanghe

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