Le 13H

Prix du gaz : le cauchemar des habitants d'une résidence de Toulouse

Léa Tintillier | Reportage TF1 Marine Chaize, Marion Larradet
Publié le 1 décembre 2022 à 18h17
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Les copropriétaires d'une résidence toulousaine ont eu la mauvaise surprise de voir leurs tarifs du gaz exploser.
Résultat, le chauffage collectif n'a pas été allumé, et il fait 15°C dans leurs appartements en ce début décembre.
Une équipe de TF1 s'est rendue sur place.

Dès qu’elle se lève, Christine Comera enfile sa veste, son écharpe et prend vite son café pour se réchauffer. La température de son appartement ne dépasse pas les 15 degrés en ce début décembre. "Je suis tout le temps enrhumée, j’ai des crises d’éternuements… C’est un peu inquiétant pour l’avenir parce que là, il va faire encore plus froid", appréhende-t-elle. Dans cette résidence toulousaine, les chauffages n’ont pas été rallumés. "On peut l’ouvrir, on peut l’éteindre. C’est toujours froid", montre-t-elle, dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

Le contrat de gaz est arrivé à échéance cette année. Au moment de signer le nouveau, les propriétaires ont eu la mauvaise surprise de voir les tarifs multipliés par sept. Le syndic leur a annoncé la nouvelle. Christine doit ainsi payer 4000 euros de charges supplémentaires. "On était plusieurs à dire que ce n’était pas possible. Il faut qu’on trouve une autre solution", affirme-t-elle. 

Les résidents n’ont donc pas voté le budget et le chauffage a été coupé. Ils ont découvert ce mot dans leur boîte aux lettres : "En raison de la hausse du prix du gaz, le chauffage collectif ne pourra pas être mis en route cet hiver"

Une grosse somme à avancer

Aujourd’hui, ils espèrent bénéficier du bouclier tarifaire, mais les conditions restent floues. "Les copropriétaires sont obligés de faire l’avance des fonds et ensuite, concernant le remboursement, on n’a aucune idée du montant et du calcul", explique Patrick Carcenac, gérant du syndic de la résidence. 

Lire aussi

Les copropriétaires refusent d’avancer la somme de 200.000 euros. En attendant, ils se chauffent comme ils peuvent. "C’est le poêle de mes parents qu’ils sont venus m’apporter en urgence pour que je n’aie pas froid, et ça ne marche pas forcément tout le temps très bien", dit Sabine, une autre propriétaire, en essayant de l’allumer. Elle a aussi investi dans des plaids et des radiateurs d’appoint. "Je pense que ça va coûter cher. C’est pour ça qu’on essaye de les utiliser le moins possible", poursuit-elle. Une nouvelle assemblée générale est prévue le 12 décembre pour tenter de trouver des solutions. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Marine Chaize, Marion Larradet

Tout
TF1 Info