Le Salon de l'agriculture fait son retour

VIDÉO - Voici Ovalie, la vache tête d'affiche du Salon de l'agriculture 2023

M.D. | Reportage TF1 Guillaume Frixon et Céline Olive
Publié le 15 novembre 2022 à 14h36
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Le nom et le visage de la tête d'affiche de la prochaine édition du Salon de l’agriculture ont été dévoilés ce mardi.
L'heureuse élue se nomme Ovalie et vient d'une exploitation agricole du Puy-de-Dôme.
Une équipe de TF1 l'a rencontrée avec ses propriétaires.

Une robe acajou, des cornes fines en forme de lyre et un pedigree d’exception. Les organisateurs ont dévoilé ce mardi 15 novembre le nom de l’égérie de la prochaine édition du Salon de l’agriculture, qui se tiendra à Paris du 25 février au 5 mars. 

Après Neige l'an dernier, elle s’appelle Ovalie et nous vient de Saint-Alyre-ès-Montagne, dans le Puy-de-Dôme. Âgée de 5 ans, cette montagnarde rustique et championne de la reproduction a été choisie pour "ses capacités d'adaptation, sa rentabilité économique, sa facilité de conduite et son autonomie".

Tout le monde va la voir !

Autant de qualités qui font de la Salers "une race parfaitement adaptée aux enjeux sociétaux actuels et à l'installation de nouveaux éleveurs", ont fait valoir les membres du comité qui l’a désignée. "Être égérie du Salon de l’agriculture avec une vache Salers, c’est le Graal !", jubilent les deux exploitants. "C’est une fierté pour nous, et beaucoup d’émotions. Tout le monde va la voir !", se réjouit par avance le jeune couple d’éleveurs, dans la vidéo de TF1 en tête de cet article. Pour Céline et Michel Van Simmertier, la nomination d’Ovalie – qui doit son nom à leur passion pour le rugby - est une véritable consécration.

L’un comme l’autre ne sont pas issus de famille d’agriculteurs, ils sont tombés amoureux du métier, de la région et de la race Salers. Pour les organisateurs, le couple incarne "le visage d’une nouvelle génération d'agriculteurs" que le salon veut mettre en avant, dans un contexte difficile pour l'élevage, aggravé par la guerre en Ukraine et la hausse du prix des aliments pour bétail. En cinq ans, la France a perdu  651.000 vaches (laitières et à viande), estimait l'Institut français de l'élevage (Idele) début 2022, soit autant de vaches qui n'ont pas fait de veaux, aboutissant à une réduction du cheptel de plus de 10%.

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Élevée principalement dans le Massif central, la vache de race Salers représente 220.000 têtes sur un cheptel français qui en compte environ 18 millions, donnant une viande au grain persillé et des fromages riches (Cantal, Bleu d'Auvergne, Saint-Nectaire...). "C’est une vache qui est maternelle et très laitière, elle élève très bien son veau sans aliments", souligne Céline Van Simmertier. La dernière fois qu’une Salers a été désignée pour être l'égérie de la grande messe annuelle du monde agricole remontait à 2010. 


M.D. | Reportage TF1 Guillaume Frixon et Céline Olive

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