Inflation : les prix s'envolent

VIDÉO - Restaurants : pourquoi la note est de plus en plus salée

TF1info | Reportage : Thomas Jarrion, Anaïs Lebranchu, et Michael Merle
Publié le 10 octobre 2022 à 12h42
JT Perso

Source : JT 20h WE

La hausse des prix de l'énergie n'est pas la seule augmentation qu'ont eu à subir les restaurateurs.
Inflation des produits alimentaires, pénurie de main-d'œuvre...
Le secteur concentre les effets additionnés de toutes les crises de ces derniers mois.

Plus 40 centimes pour la salade César, plus un euro pour la formule entrée plat, à 14,50 euros... Dans le restaurant "Le Commerce", à Brunoy (Essonne), les prix ont presque tous augmenté avant l'été. Les clients sont toujours là, et la salle est pleine, comme on le voit dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus, mais le patron sait qu'il n'est pas encore assez rentable. 

Le prix des aliments est devenu hors de contrôle, comme l'explique le chef de cuisine. "La semaine dernière", raconte Antoine Pollak pour illustrer le problème, "mon commercial m'a annoncé que le steak haché avait pris 10%, le poisson 10%, le poulet 7%... en une semaine !"

On ne peut pas vendre une boule de glace à cinq euros, c'est du racket

Antoine Pollak

La glace bat tous les records : elle a doublé du jour au lendemain. "On ne peut pas vendre une boule de glace à cinq euros", soupire le cuisinier, "c'est du racket". Le restaurant n'a pourtant pas le choix : il va falloir à nouveau augmenter les prix, alors que les clients, eux aussi, ont des budgets plus serrés. "On va peut-être y aller moins souvent", estime une habituée du Commerce, "le faire de temps en temps plutôt qu'une fois par semaine avec les collègues".

Augmenter sans perdre de client, la difficile équation

Comment affronter l'inflation sans décourager la clientèle ? L'équation à résoudre est la même partout. Sur la côte normande, par exemple, certains restaurants ont fait des choix radicaux. Celui que visite notre équipe à Caen retire tout simplement un produit de la carte quand il est trop cher, et s'adapte. "On a arrêté le cabillaud depuis trois mois, parce que les prix sont devenus excessifs, de 17 euros le kilo, il est monté jusqu'à 28", explique ainsi Guillaume Bisson, chef-cuisinier de "La Grande Bouteille".

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Mêmes difficultés à Ouistreham, où la gérante d'un restaurant attire notre attention sur d'autres prix : les sets de table, les serviettes, les verres à pied, ont également fortement augmenté : +20% en un an, même en faisant jouer la concurrence. Le four à pizza réclame aussi son tribut : très gourmand en électricité, il alourdit gravement les factures mensuelles.

Stéphanie Malandin estime aussi subir la pénurie de personnel qui affecte tout le secteur. "On a très peu de personnel qui veut travailler dans la restauration, et quand on en a des bons on doit augmenter les salaires pour les garder". Le restaurant ne sera bientôt plus assez rentable, et devra fermer cet hiver, dès qu'il y aura moins de clients.


TF1info | Reportage : Thomas Jarrion, Anaïs Lebranchu, et Michael Merle

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