En recrudescence partout en France, les vols de plantes et de fleurs font leur retour avec le printemps.
Dans le Nord et l'Aisne, les exemples de communes qui en ont été victimes en témoignent.
Pour dissuader les voleurs et se protéger, la surveillance s'organise.

Partout en France, on constate régulièrement des vols de végétaux. Mais le phénomène fleurit de plus belle avec le printemps, à mesure que les équipes municipales en charge des espaces verts ornent ronds-points et parterres de fleurs et arbustes en tout genre. Exemple à Belleu, une petite ville de 4000 habitants dans l'Aisne, victime il y a quelques jours de vols de plusieurs arbustes tout juste mis en terre par les agents de la Ville. Montant du préjudice : 500 euros.

"Ils font ça en pleine nuit de toute façon mais ils doivent être plusieurs parce que pour arracher ça", s'étonne un agent de la commune dans le reportage en tête de cet article. "Ici on s'est refait piquer un if en spirale et dans une rue un peu plus loin on s'est refait piquer un saule crevette", poursuit-il."On va voir pour un replanter et essayer de trouver un système pour éviter de se refaire voler".

"C'est faire mal aux gens"

À Dernancourt, dans la Somme, le maire envisage de faire installer davantage de caméras. Si certaines sont déjà positionnées sur les axes les plus passants du village, ce n'est pas le cas au niveau du cimetière, en proie à de plus en plus de vols directement sur les tombes. "Quand on en parle avec les maires aux alentours, c'est souvent qu'ils nous disent qu'un administré est venu les voir parce qu'il s'est fait piquer une plaque, des fleurs", souligne ce dernier.

"C'est souvent un coût, 45 euros, 50 euros la potée même et c'est surtout faire mal aux gens parce que c'est pas plaisant de voir que la pierre tombale se retrouve à nu", se désole Norbert, victime de ces actes de vandalisme comme "d'autres personnes du cimetière".

L'été dernier en Charente-Maritime, c'est le parking d'une aire de camping-car qui devait être protégé par des arbres qui a été la cible de voleurs, à deux reprises à quelques jours d'intervalle. "On nous a volé en tout plus de 300 arbres", témoigne la propriétaire. 

Victime lui aussi d'un vol important il y a quelques années, un pépiniériste près de Rennes s'est équipé depuis de caméras de surveillance et a rejoint un groupe WhatsApp "Voisins Vigilants". Il explique : "lls avaient pris des buis, des camélias, des magnolias, environ 25 à 30 plantes, il y en avait pour une valeur de 2500 euros". Les voleurs, un couple de particuliers qui avait pour ambition de revendre toute la marchandise, avaient cette fois-ci été interpellés la nuit suivante, avant d'être condamnés à 200 heures de travaux d'intérêt général et 350 euros d'amende.


La rédaction de TF1 Reportage - Sébastien Hembert, Marion Fiat et Gauthier Delobette

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