La dashcam est une petite caméra embarquée qui permet aux cyclistes comme aux automobilistes de filmer tout ce qui passe devant eux sur la route.
Grâce à ce dispositif, dont les ventes explosent, Altis a pu identifier le chauffard qui a failli le reverser alors qu'il circulait à vélo.
Le jeune homme témoigne face aux caméras de TF1.

Pour Altis, c'est devenu un réflexe, au même titre qu'enfiler son casque. Dès qu’il se déplace à vélo, ce jeune Parisien filme tous ses trajets à l’aide d’une petite caméra embarquée accrochée à son torse. Comme lui, de plus en plus de cyclistes, mais aussi d'automobilistes, s’équipent aujourd’hui d’une dashcam, un dispositif qui permet de filmer tout ce qui se passe sur la route et dont les ventes explosent depuis deux ans. "Ce qu’elle m’offre cette caméra, c’est la possibilité de me rappeler objectivement ce qui s’est passé", explique-t-il dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article, consacré au succès de ces caméras embarquées. 

En 2022, alors qu’Altis circule sur une voie cyclable dans une artère de Paris, un automobiliste lui coupe la route une première fois à un carrefour. Le conducteur, agacé par les plaintes du cycliste, fait un nouvel écart un peu plus loin et manque de peu de renverser le jeune homme, comme le montrent des extraits diffusés dans notre reportage. Il décide alors de suivre le véhicule pour filmer sa plaque d’immatriculation. En l’apercevant, le conducteur freine brutalement, Altis ne peut éviter le choc. On voit alors le conducteur sortir de son véhicule et agresser violemment le jeune homme.

Les images ont permis d'identifier le chauffard

Sur les images, on voit le conducteur sortir de son véhicule et l’agresser violemment. Malgré l’intervention des passants, le chauffard finira par s’enfuir. Quelques jours plus tard, Altis se rend au commissariat pour déposer plainte, muni de l’enregistrement vidéo. Les images filmées par la dashcam ont permis d’identifier l’automobiliste. "La plaque d’immatriculation ne correspond pas forcément au chauffeur. Dans ce cas-là, ce n’était pas le propriétaire du véhicule. Donc, c’est important d’avoir une preuve vidéo de la personne qui permet identifier l’auteur [du délit]", souligne-t-il. 

La procédure étant toujours en cours, Altis n’a pas encore de date pour le procès. Mais selon Charlotte Galichet, avocate au barreau de Paris, la vidéo pourrait s’avérer déterminante. "Cette preuve fera partie des preuves qui seront examinées par l’ensemble des avocats et qui seront soumises au juge. Elle sera prise [en compte] au même titre qu’une attestation d’un témoin qui aurait assisté à l’accident", souligne-t-elle au micro de TF1. En cas d’accident, la police ou le juge peuvent en effet faire appel aux enregistrements. Cependant, seul le juge peut décider de la recevabilité des images.

Attention, un dernier conseil pour la route : si vous publiez ces images sur internet, vous devez impérativement flouter les plaques d’immatriculation de tous les véhicules et les visages des personnes qui apparaissent dans la vidéo. Dans le cas contraire, conformément à l’article 226-1 du Code pénal, vous risquez une peine d'un an d’emprisonnement et une amende de 45.000 euros.


M.D. | Reportage TF1 Nelson GETTEN, Caroline Blanquart.

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