14 singes-écureuils viennent d'être dérobés au zoo de La-Londe-les-Maures, dans le Var.
Chaque année, des parcs animaliers sont ainsi victimes de vols, et certaines espèces y sont plus exposées que d'autres.
On fait le point.

Qu'est-il arrivé aux singes-écureuils du zoo de La-Londe-les-Maures ? Dérobés dans la nuit du 26 au 27 janvier, quatorze de ces petits primates originaires d'Amérique latine restent introuvables ce mardi. Une enquête a été ouverte pour les retrouver, alors que sur le marché noir, cette espèce peut être vendue pour jusqu'à 3000 euros par des trafiquants. 

Ouvert en 1989, le Jardin zoologique tropical de la ville azuréenne n'avait jamais connu de vols au sein de ses enclos. Mais chaque année, en France comme à l'étranger, des parcs animaliers qui concentrent des animaux rares, voire en voie de disparition, en sont victimes. Certaines espèces sont plus prisées des voleurs que d'autres, à commencer par les singes.

Les espèces exotiques en première ligne

Outre le singe-écureuil, une espèce rare aussi appelée "saimiri", le singe tamarin empereur, est régulièrement la cible de vols. Plusieurs de ces primates avaient ainsi été dérobés dans un refuge du nord de la France en 2016, et avant cela au zoo de Beauval en 2015, ainsi qu'à Lyon en 2011. Plus récemment, en 2021, le zoo d'Urpie, dans la Drôme, s'était fait voler deux tamarins, ainsi que dix lémuriens.

En 2009, ce sont des perroquets qui avaient été dérobés, à Doué-la-Fontaine, dans le Maine-et-Loire. Et pour cause, cet oiseau compte parmi les plus exposées au trafic illégal, avec plus de 300 espèces dans les circuits de vente, au même titre que les perruches et les poissons, selon l'ONG anglaise ENDCAP

Outre les singes et les perroquets, les reptiles font également partie des espèces les plus volées. L'une des principales raisons à cela est physique et logistique, ces petits animaux étant plus faciles à voler et transporter que ceux d'une voire plusieurs tonnes. La triste histoire de Vince, un rhinocéros du zoo de Thoiry dans les Yvelines, est en l'illustration : l'animal de quatre ans avait été abattu bar des braconniers pour sa corne. 

De manière générale, qu'ils soient morts ou vivants, les animaux exotiques sont très prisés des réseaux de voleurs, rappelle sur son site l'Association Stéphane Lamart. En juin dernier, quatre tortues grecques et un oiseau australien avaient été subtilisés au zoo de Lille. Les animaux, immédiatement mis en vente sur des réseaux sociaux à raison de 700 euros l'oiseau - un kookaburra, grand martin-chasseur australien - et 400 euros la tortue, avaient été rapidement retrouvés et les suspects interpellés.

À titre de repère, 25% des animaux commercialisés dans le monde proviendraient d'un trafic illégal. Il s'agit du quatrième trafic mondial après celui des armes et des drogues. 


Audrey LE GUELLEC

Tout
TF1 Info