Les Français face à la pénurie de carburants

Sortie de crise : quelles pistes ?

Publié le 9 octobre 2022 à 20h11
JT Perso

Source : JT 20h WE

La CGT a annoncé hier 8 octobre, qu'elle est prête à limiter ses revendications aux salaires.
La direction de TotalEnergies a aussi fait un pas aujourd'hui 9 octobre, sans doute pressée par le gouvernement de régler la question.

C'est la nouvelle main tendue du groupe TotalEnergies aux grévistes. Les négociations sur les salaires étaient prévues en novembre,Total propose de les mener plus tôt. Selon nos informations, le groupe réfléchit à une augmentation des salaires de 5% à 6%, pour suivre l'inflation et une prime exceptionnelle, toujours à condition que les blocages s'arrêtent.

La balle est dans le camp des syndicats. Les négociations peuvent-elles reprendre ? La CGT indique qu'elle se réunira demain 10 octobre, pour prendre une décision. Les syndicats réclament toujours une hausse des salaires de 10%. TotalEnergies rappelle que ses salariés ont touché une prime d'intéressement de 7 250 euros minimum cette année 2022.

Mais si les blocages persistent, l’État peut-il intervenir et réquisitionner les dépôts et raffineries bloquées ? Oui, c'est le droit de réquisition. Il permet par arrêté préfectoral, de faire travailler des salariés grévistes, pour assurer un service minimum. Par exemple, si un département venait à manquer d'essence pour ses ambulances, une réquisition pourrait avoir lieu. Le salarié gréviste qui refuserait de travailler malgré la réquisition risque jusqu'à six mois de prison et 10 000 euros d'amende.

TF1 | Reportage I. Bornacin, O. Cresta, C. Cazilhac


La rédaction TF1 Info

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