Affaire des sous-marins : une crise inédite entre la France, l'Australie et les États-Unis

Sous-marins australiens : l’amertume des sous-traitants français

Publié le 23 septembre 2021 à 20h08
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

C'est la douche froide chez les sous-traitants français après la rupture du contrat pour la vente de sous-marins à l'Australie. La commande devait créer des centaines d'emplois en France. Reportage dans une usine près de Maubeuge (Nord).

Mickaël Delaire ne digère toujours pas cette rupture de contrat. Avec ses collègues, cet agent de maîtrise de la société Jeumont Electric, Groupe Altawest devait fabriquer douze moteurs à propulsion pour les sous-marins australiens. "On aurait souhaité participer à ce projet. Aujourd'hui, c'est une déception", regrette-t-il. Sentiment amer, certains des salariés ont déjà commencé à travailler sur le premier prototype. Le projet devait les occuper pendant 30 ans.

Pour les syndicats, cette rupture de contrat aura des conséquences notamment sur la création d'emplois. Des embauches en moins et des rentrées d'argent qui disparaissent. Le directeur le reconnaît. Ce contrat devait rapporter entre 8 et 10 millions d'euros par an. Un manque à gagner important mais il préfère en sourire. L'entreprise va pouvoir trouver d'autres marchés. "J'ai utilisé une image de football, quand on perd un match, ça garde un goût amer, mais l'équipe reste. Il y aura toujours d'autres matchs à gagner", rassure Brahim Ammar.

Jeumont Electric est implanté près de Maubeuge dans le Nord depuis plus d'un siècle. C'est une fierté et surtout un maillon essentiel dans l'économie de la ville. Le maire ne cache pas, lui aussi, ses craintes. "C'est un sentiment d'inquiétude pour la ville sur les impacts à moyen et à long terme sur l'emploi, sur l'attractivité économique et sur la vie locale", déplore Benjamin Saint-Huile. Aujourd'hui, le carnet de commandes est plein, de quoi occuper les 500 employés de l'entreprise.


La rédaction TF1 Info

Tout
TF1 Info