Le terme de "classe moyenne" est employé presque tous les jours par les femmes et les hommes politiques, en particulier par Gabriel Attal depuis son arrivée à Matignon.
Mais sur les 67 millions de Français, combien appartiennent à cette catégorie ?
Le 20H de TF1 se penche sur leur profil et leurs attentes.

C’est une appellation très en vogue, mais dont la définition demeure particulièrement floue, comment en témoignent les "Paroles de Français" recueillies par TF1 dans la vidéo ci-dessus. Une question leur a été posée : avez-vous le sentiment de faire partie des "classes moyennes" ? "Oui, on n’est pas dans une classe très aisée, mais à côté de ça, on a le privilège de pouvoir prendre le train, qui est assez cher, pour partir en week-end", estime l’une des personnes interrogées. "Moi, je ne sais pas si je vais y rester bien longtemps, ça va être de plus en plus difficile", croit savoir une autre. 

Ces classes moyennes, Gabriel Attal les a mises au centre de son discours depuis son arrivée à Matignon, les qualifiant de "cœur battant de notre pays" lors de sa prise de fonction, ou renouvelant la promesse d'Emmanuel Macron de baisser leurs impôts. De quoi parle-t-on exactement ?

D’après l’administration française, la classe moyenne regroupe "la population située au centre de l’échelle sociale", soit "deux Français sur trois". Le président de la République, lui, considère qu’il s’agit des personnes "trop riches pour être aidées, et pas assez riches pour bien vivre". Seul l’Observatoire des inégalités se montre précis à ce sujet, l’organisme évoquant les populations entre les 30% les plus pauvres et les 20% les plus riches, rien de moins qu’un Français sur deux, émargeant à 3.769 euros net par mois pour un couple avec enfant, ou à 2.094 euros net pour une personne seule.

Qu’attendent les personnes incluses dans cette fourchette ? Laetitia, 28 ans, commerciale dans un cabinet d'assurance en Normandie, gagne, hors primes, 2.098 euros net par mois. En CDI depuis sept ans, la jeune femme a pu investir dans l'immobilier, mais elle doit composer avec l'inflation : "Moi qui suis en projet de rénovation de maison, je suis confrontée à la hausse des prix pour les matériaux ou les artisans. Et comme on est à peine au-dessus de la limite, on a le droit à absolument aucune aide." Elle attend donc un coup de pouce en faveur du logement.

Un constat partagé, à Montpellier, par Perrine, 38 ans, psychomotricienne de profession, mariée, et avec deux enfants aux bas âges. Son budget familial de 4 .000 euros par mois est, assure-t-elle, de plus en plus serré. Elle aussi attend des aides plus conséquentes : "Moi, j’ai un petit qui porte encore des couches, donc il y a tous les frais liés à la puériculture, les frais de garde… Et dans notre ville, on a aussi une grosse augmentation des tarifs des cantines scolaires. S’il y avait un blocage des prix sur certains produits, notamment les fruits et légumes, ça pourrait être intéressant."

Nicolas, 57 ans, est, lui, garagiste en région parisienne. L'augmentation du prix de l'électricité, qui pourrait atteindre jusqu'à plus 10% au mois de février, l'inquiète beaucoup. "Il y a ça, et il y a les charges, il faudrait un petit coup de pouce pour que ça descende un petit peu. La baisse de la taxe d’habitation par exemple, c’est positif, mais sinon sur les impôts, il n’a pas eu de baisse", note-t-il à notre micro. Les impôts des classes moyennes devraient baisser de "deux milliards d'euros" d'ici la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État s’y est engagé le 24 juillet 2023 au 13H de TF1… À condition "que la trajectoire budgétaire le permette", avait-il pris soin d’ajouter.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Julien Roux, Aurélie Erhel, Florence Couturon

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