La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Tests massifs : comment isoler les personnes positives ?

Publié le 16 décembre 2020 à 20h06, mis à jour le 16 décembre 2020 à 22h07
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

L'essentiel

Les brigades Covisan accompagnent les personnes testées positives au covid. Elles pourraient être renforcées. Le but étant de proposer une aide matérielle pour rendre l'isolement acceptable. Reportage dans la région parisienne.

Les brigades Covisan d’Île-de-France sont mobilisées au domicile des malades du Covid-19. Ils les dépistent ou les prennent en charge dans leur mise à l'isolement. Ces équipes mobiles sont là pour rassurer des personnes parfois démunies face à la maladie. "On n'est pas là pour juste faire un test et partir. On est vraiment là pour les accompagner, les soutenir. Franchement, c'est une fierté de sortir de là et de se dire qu'on a pu aider et conseiller des personnes.

C'est tout l'enjeu de Covisan, mis en place en région parisienne. Ce modèle doit-il être étendu au niveau national ? "Oui et non", répond le Pr Renaud Piarroux, médecin épidémiologiste à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. "C'est quand même pas mal que chaque territoire s'organise. L'uniformité n'est pas forcément la solution. En Guyane, les problèmes ne sont pas tout à fait les mêmes qu'à Paris", rappelle-t-il.

Dès le mois janvier, ce sont 1500 infirmiers libéraux et 3 000 accompagnateurs sociaux qui seront mobilisés chaque jour au domicile des patients malades. Dans certaines communes, outre les équipes médicales de l'assurance-maladie ou les médecins généralistes, ce sont les associations, les mairies et préfectures ou encore la protection civile, qui prennent déjà le relais pour la distribution de repas ou de médicaments.

Comme dans cet hôtel du Havre, en partie dédier à l'isolement des patients positifs. "Exactement, ça, c'est une des chambres d'isolement où la personne sera seule, avec tous les commodités", indique Léo Janin, porte-parole de la protection civile du Calvados. Un séjour entièrement pris en charge pour motiver les patients malades. Reste à les convaincre. À ce jour, l'hôtel est entièrement vide. Et ce, malgré les dépistages massifs lancés depuis 48 h dans la ville.