Dans la Métropole lilloise (Nord), 5000 sondes sont en train d'être installées partout sur les réseaux d'eau pour traquet les fuites.
Le JT de TF1 les a suivis dans leurs missions.

De leur camionnette, Mélanie et Jérémy sortent un précieux instrument d'à peine quinze centimètres. "C'est un capteur qui écoute le son la nuit, qui va nous permettre d'entendre des bruits de fuite", explique Mélanie Marie, responsable d'équipe recherche de fuites chez Iléo. Les deux professionnels fixent le dispositif au cœur du réseau d'eau. 

Au total, la Métropole de Lille va installer 5000 sondes pour faire la chasse au gaspillage. Il y aura cinq fois plus de sondes sur le territoire, grâce à un investissement de 5 millions d'euros. "On sait que dans les années futures, on va consommer plus d'eau sur la métropole, car il y a les logements supplémentaires. Mais en même temps, l'eau sera de plus en plus rare", détaille Alain Bézirard, vice-président de la Métropole de Lille, en charge de l'eau et de l'assainissement.

L'objectif est d'économiser deux millions de mètres cubes chaque année

Les sondes se relient à une salle de contrôle. Chaque matin, elles indiquent à l'aide d'un code couleur les possibles pertes d'eau. Les chercheurs de fuites ont dans leurs attirails une sonde acoustique et un casque. On les appelle les "oreilles d'or". Ils sont capables de détecter le bruit d'une fuite, qui ressemble à un sifflement, comme celui audible dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. 

Aujourd'hui, 13% de l'eau est perdue. Avec ce déploiement de moyens, la ville espère faire baisser ce chiffre. "On ne doit pas avoir de pertes !", approuve une administrée. Une autre souligne que "l'eau, ça coute cher."

L'objectif est d'économiser deux millions de mètres cubes chaque année sur les 95 communes de la métropole. C'est l'équivalent de 800 piscines olympiques.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : V. Lamhaut, T. Chartier, M. Ragazzi

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