Le groupe Hyatt a annoncé jeudi le départ du chef étoilé d'un hôtel de luxe à Biarritz après "un incident préoccupant".
Le bizutage présumé dont il est question fait réagir dans le milieu de la restauration.
Une jeune cheffe témoigne pour TF1 de certaines pratiques dans les cuisines des restaurants gastronomiques.

Y a-t-il de plus en plus de bizutage dans le milieu de la restauration ? C'est l'une des questions qui se posent après la possible diffusion sur les réseaux sociaux d'une scène d'humiliation qui aurait eu lieu début décembre dans les cuisines de l’Hôtel du Palais à Biarritz. La victime présumée, un commis qui fêtait son départ, y apparaitrait notamment nu et attaché sur une chaise en présence du chef Aurélien Largeau, qui a quitté ses fonctions mais dément formellement toute accusation de bizutage

Alors que l'affaire fait réagir dans le milieu de la restauration, TF1 a recueilli le témoignage d'une jeune cheffe qui lutte contre les violences en cuisine. "J'en connais beaucoup qui ont arrêté à cause de ces violences-là", explique Éléonore Bastié, cheffe à Paris, dans le reportage en tête de cet article.

"C'est assez violent"

"C'est un super beau métier et assez violent", poursuit-elle. Et d'illustrer : "j'ai même des témoignages de confrères et consœurs qui eux ont travaillé dans des étoilés où ils n'avaient même pas le droit de boire de l'eau pendant le service parce qu'apparemment ça les déconcentrerait de penser à la soif".

Le chef Aurélien Largeau a démenti "formellement les allégations" portées à son encontre, dénonçant auprès de France Bleu Pays Basque des faits "mensongers et diffamatoires". Il a indiqué préparer sa défense avec ses avocats.

Le parquet de Bayonne, qui n'a été saisi d'aucune plainte à ce stade, a ouvert à son initiative une enquête préliminaire des chefs d'agression sexuelle et violences, a indiqué le procureur Jérôme Bourrier.


La rédaction de TF1info | Reportage : Maurine Bajac, Marie-Hélène Astraudo

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