VIDÉO - "C'est un bruit constant" : ce village alsacien vit un enfer à cause du trafic incessant des poids lourds

par T.A. | Reportage : Philippe VOGEL et Bastien DELAUBERT
Publié le 18 février 2024 à 17h39

Source : JT 13h WE

Pour éviter les péages, de plus en plus de poids lourds empruntent des routes traversant des villages.
Comme à Mommenheim, dans le Bas-Rhin, dont les habitants sont épuisés par ce ballet incessant.
Une équipe du 13H de TF1 s'est rendue sur place.

Peu importe le moment de la journée, vu du ciel, le passage des camions est incessant. Et vu du sol, les dégâts sur la chaussée sont déjà conséquents. Chaque jour, 2000 poids lourds traversent la petite commune de Mommenheim (Bas-Rhin). "Il faut refaire des travaux sur la voirie en permanence", se plaint Francis Wolf, le maire (SE) de la localité de 1800 habitants. Le bruit et la pollution y sont omniprésents.

L'un des coiffeurs de la ville, François Wencker, a dû investir face au vrombissement des diesels. "C'est un bruit constant", déplore le commerçant dans le reportage du 13H à retrouver en tête de cet article. "Avant, on pouvait laisser la porte ouverte pour créer un petit courant d'air, là ce n'est plus possible, donc on a installé la climatisation à cause du bruit."

Une amende plutôt que payer le péage

Sur les réseaux sociaux, les images d'embouteillages, de dégradations ou d'accidents dus au passage des poids lourds dans des communes aux chaussées trop étroites se multiplient. Une vidéo montre un village de Haute-Marne saturé par les véhicules, où l'ensemble des accès de la chaussée sont bloqués par des camions sur la route. À Lachapelle-sous-Rougemont (Territoire de Belfort), 600 habitants, on pensait avoir trouvé la solution grâce à un arrêté préfectoral interdisant la circulation des poids lourds. Mais il est peu respecté par les conducteurs. 

"Je me suis déjà fait prendre de l'autre côté", assure la chauffeuse d'un poids-lourd. "Mais bon, le chef dit de passer par là, donc on passe par là, on n'a pas le choix. Après, c'est lui qui va prendre l'amende, tant pis." Les contrôles de gendarmerie plus nombreux se sont transformés, au fil du temps, en un jeu du chat et de la souris entre transporteurs et forces de l'ordre. "Les chauffeurs de poids lourds n'ignorent pas, dans 90% des cas, qu'ils sont en infraction", relève l'adjudant-chef Arnaud Thomas, un gendarme mobilisé sur ces contrôles. 'Ils font ça pour faire des économies et éviter un péage à plus de 10 euros.

Face à une amende de 90 euros, pas suffisamment dissuasive, le trafic est toujours très présent. D'autres maires ont créé des passages protégés pour obliger les camions à ralentir ou changer d'itinéraire.


T.A. | Reportage : Philippe VOGEL et Bastien DELAUBERT

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