VIDÉO - Caméras, application mobile... Face aux dégradations, la réponse de plusieurs villes

par La rédaction de TF1info | Reportage S. Boujama, A. Lalli, A. Flieller
Publié le 5 avril 2023 à 11h13

Source : JT 20h Semaine

Les dégradations du mobilier urbain coûtent très cher aux contribuables.
Dans les Alpes-Maritimes, plusieurs municipalités ont décidé de prendre le problème à bras-le-corps.

À Levens, petite commune des Alpes-Maritimes, les 5000 habitants et la mairie sont régulièrement confrontés à des dégradations du mobilier urbain. "La vitre, qui est en verre trempé, a été brisée, par un scooter, pense-t-on. La boutonnière a été brûlée" dans un ascenseur public, comme le montre Valérie Guido, directrice générale des services à la mairie. Coût de remise en état : 7100 euros. 

L'installation, souvent inutilisable, est pourtant un point d'accès essentiel. "C'est tout le temps à refaire", déplore un habitant dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. 

Des tags sur les murs et les escaliers sont aussi régulièrement inscrits, et les toilettes publiques ont également subi des dégradations : feu dans la cuvette, porte-savon cassé... Mais intervenir à chaque fois revenait trop cher, alors l'équipement a été condamné.

Les dépenses s'accumulent et pèsent de plus en plus lourd sur le budget de la municipalité. Alors, pour tenter de dissuader les auteurs de ces dégradations - souvent de jeunes mineurs du village et des alentours -, 48 caméras ont été installées, soit une caméra pour 100 habitants. Le coût annuel pour le renouvellement et l'entretien est de 50.000 euros.

"48 caméras, ça parait énorme. Pour donner un exemple, le contrat de maintenance est important : 13.000 euros, qui pourraient être investis pour les départs des classes vertes de nos enfants", poursuit Valérie Guido.

Régulièrement, je fais des photos
Christophe, habitant de Cannes

Trouver des solutions contre les dégradations, la mairie de Cannes (Alpes-Maritimes) en a fait une priorité en mettant de gros moyens. Au total, 830 caméras quadrillent la ville et même les habitants sont mis à contribution. "En me baladant avec mes enfants en forêt, on vient tous les jours ici. Et on vient de s'apercevoir qu'un panneau est explosé", comme le présente un habitant. 

Comme lui, les Cannois peuvent signaler sur une application tout mobilier public endommagé. Un geste devenu une habitude pour Christophe. "Régulièrement, je fais des photos, j'envoie, c'est traité. J'ai signalé quelques tags, des encombrants", précise-t-il.

La mairie de Cannes mise sur des interventions rapides : les tags sont retirés chaque jour après leur signalement. Objectif : "Qu'on ait un espace public propre, entretenu, et qu'on n'ait pas des dégradations multiples, parce qu'on sait que des dégradations peuvent en entrainer d'autres", selon Thierry Gaudineau, directeur de la propreté urbaine à la mairie.

À Cannes, le coût de nettoyage des tags est passé de 400.000 euros en 2014 à 20.000 euros aujourd'hui.


La rédaction de TF1info | Reportage S. Boujama, A. Lalli, A. Flieller

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