VIDÉO - Crise agricole : sur un marché de Nice, des agriculteurs sensibilisent aux produits français

par F.R | Reportage : Julien Garrel, Christine Guérard
Publié le 3 février 2024 à 17h32

Source : JT 13h WE

Les deux derniers barrages de la Confédération paysanne ont été levés ce samedi 3 février par les forces de l'ordre.
Sur le terrain, le syndicat continue d'aller à la rencontre des consommateurs pour expliquer leurs revendications.
Exemple sur le marché de Nice, où les agriculteurs tentent de convaincre les clients d'acheter français.

Les derniers barrages ont été levés, mais la mobilisation continue. Après la levée volontaire de la plupart des barrages routiers d'agriculteurs en France, les forces de l'ordre ont évacué ce samedi 3 février les deux derniers blocages de la Confédération paysanne. Mais, sur le terrain, les membres de ce syndicat agricole, classé à gauche, continuent à aller à la rencontre des consommateurs, peu convaincus par les annonces gouvernementales.

"La semaine dernière, on marchait sur la tête. Et cette semaine, on avance en marche arrière", souligne l'un d'eux au micro du 13H de TF1, pointant la "concurrence déloyale" des "conditions de travail qui sont pratiquées à l’étranger". "J’ai fait deux heures de route pour venir revendiquer un revenu paysan, un accès à l’installation paysanne pour les jeunes, une aide au renouvellement des générations dans les fermes", confie une autre.

On n'a pas besoin de tout importer
Jérôme Payon, porte-parole de la Confédération paysanne

Ce samedi matin, des agriculteurs de la Confédération paysanne ont manifesté dans un marché du centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes). Avec un mot d’ordre : "Unissons-nous !".  "On a tout pour se fournir, on n'a pas besoin de tout importer", souligne Jérôme Payon, porte-parole du syndicat, en regardant les étals. Alors que l'importation de produits étrangers était au cœur des revendications des agriculteurs, Baptiste Roy, l’un des leaders du mouvement, regrette que de nombreux stands de ce marché très fréquenté proposent des produits importés.

"On est un peu noyé dans l’agriculture mondialisée, avec beaucoup de stands qui pratiquent de la revente", affirme-t-il. Pour faire preuve de pédagogie, il échange avec des consommateurs et des marchands, parfois bien obligés de reconnaître les désavantages des fruits français. "Les Espagnols traitent et nous envoient les cerises", explique l'un d'entre eux, qui regrette l'absence de cerises françaises. Si les barrages ont été levés, la Confédération paysanne pourrait renouveler ce type d’action dans les prochains jours.


F.R | Reportage : Julien Garrel, Christine Guérard

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