À quelques jours du Nouvel an, les huîtres du bassin d'Arcachon ainsi que celles de plusieurs départements normands sont interdites à la vente.
En cause, plusieurs cas d'intoxications alimentaires.
Le 20H de TF1 revient sur les contrôles auxquels sont soumis ces coquillages.

"Ce ne sont pas des huîtres du bassin d'Arcachon ?" Cette phrase, Jonathan Burek, gérant d'une poissonnerie à Cabourg, l'entend sans arrêt depuis 24 heures. À quelques jours du Nouvel an, les huîtres de Gironde ont en effet été temporairement interdites à la vente. Ce vendredi 29 décembre, ce sont désormais les coquillages de certaines zones du Calvados et de la Manche qui ont été retirés du marché, après plusieurs cas d'intoxications alimentaires. 

"On est là pour enlever toute inquiétude, on rassure [les clients] en permanence", assure Jonathan Burek, au micro du 20H de TF1. 

Des échantillons envoyés régulièrement en laboratoire

Pourtant, pour éviter ce genre de contamination, les huîtres sont soumises à de nombreux contrôles, et ce, dès la production. Avant d'être emballés, elles sont immergées dans des bassins d'eau de mer, appelés bassins de purification. "Elles vont rester minimum de 24 à 48 heures. Elles vont filtrer pour se nettoyer à l'intérieur", explique Marc Vivier, ostréiculteur à Asnelles, dans le Calvados. 

À l'année, ce professionnel, produit 200 tonnes d'huîtres. Pour avoir le droit de les commercialiser, il doit envoyer au moins douze fois par an un échantillon en laboratoire. "La dernière a été prélevée le 15 décembre", se souvient-il. Chaque analyse lui coûte 60 euros. Ses surfaces de production, elles, peuvent être contrôlées à n'importe quel moment par des agents du département.

Autre obligation pour les ostréiculteurs : la traçabilité du produit. "Je mets une étiquette qui permet de suivre les lots. Ça nous permet de savoir quand c'est entré en purification, quand c'est sorti de la mer, sur quel dépôt c'était", détaille Marc Vivier. Grâce à cela, en cas d'intoxication signalée, les lots sont rappelés et analysés.

Les prélèvements sont mis en boîte, et placés dans un four pour que les bactéries se développent et qu'on puisse les identifier. "Ce sont des produits qui sont consommés crus et qui en plus sont des filtres, donc qui condensent énormément les bactéries et les virus. Il y a plus de risques quand on les consomme", souligne Virginie Grandin, directrice associée d'Agroqual, un laboratoire d'analyse agro-alimentaire.


F.R | Reportage TF1 : Mérième Stiti et Xavier Thoby

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