Inscription de l'IVG dans la Constitution : "Nos filles n'auront plus jamais d'angoisse", se félicite Aurore Bergé

par A.B.
Publié le 4 mars 2024 à 9h45

Source : TF1 Info

La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes était l'invitée de Bonjour ! La Matinale TF1 lundi.
À quelques heures du vote du Congrès sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution, elle a salué un "jour historique".
"Nous sommes le premier pays au monde à inscrire l'IVG dans sa Constitution", s'est félicitée la ministre.

Un "jour historique". C'est ainsi qu'Aurore Bergé, invitée d'Adrien Gindre dans "Bonjour ! La matinale TF1", a qualifié ce lundi 4 mars 2024, à quelques heures du Congrès de Versailles, qui doit permettre d'inscrire "la liberté garantie à une femme d'avoir recours à une IVG". "C'est une immense émotion", s'est réjouie la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes avant de rappeler que la France est "le premier pays au monde à inscrire l'IVG dans sa Constitution". Confiante quant à l'issue du vote, Aurore Bergé a assuré que "nos filles n'auront plus jamais l'angoisse de se dire qu'un jour peut-être, on va leur retirer ce droit ou tellement le restreindre que ce serait impossible d'avoir accès à l'IVG". 

"Quand j'ai déposé cette proposition de loi en 2022, il n'y a pas grand monde qui pariait sur le fait qu'on allait réussir", a affirmé la ministre. "On va pouvoir sanctuariser tout simplement la liberté des femmes à disposer de leur corps", a-t-elle encore martelé face à Adrien Gindre. 

Toujours des entraves pour le recours à l'IVG

Le vote du Congrès est également l'occasion pour la ministre de souligner qu'il existe aujourd'hui toujours des "entraves" pour les femmes qui désirent avoir recours à une IVG. "Quand je me rends dans des centres du Planning familial, ce sont des centres qui sont toujours régulièrement attaqués", a assuré Aurore Bergé, rappelant que certains opposants à l'avortement n'hésitent pas à taguer des "meurtrières" sur la façade des Plannings. "Sur Internet, les sites les mieux référencés sont des sites qui désinforment, qui entravent le droit des femmes à avoir accès à l'IVG", a-t-elle alerté. "Il ne faut pas attendre qu'il soit trop tard pour agir [...] car on aura alors un risque de majorité plus réactionnaire ou rétrograde qui pourrait s'en prendre au droit des femmes"

Enfin, interrogée sur le refus de certains médecins de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, la ministre a assuré que les professionnels avaient une "totale liberté de conscience", tout en répétant que "si [cette clause de conscience] est garantie par la loi, si vous ne souhaitez pas pratiquer une IVG, vous devez toutefois immédiatement réorienter les femmes qui souhaitent avoir recours à l'IVG vers d'autres centres pour qu'elles puissent être dans les délais légaux". Face au manque d'accès aux soins dans certaines régions, Aurore Bergé a également appelé à "garantir à ce que les sages-femmes puissent pratiquer les IVG médicamenteuses et chirurgicales", pour permettre à toutes les femmes d'avoir le même accès à l'interruption volontaire de grossesse.


A.B.

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