VIDÉO - "Les gens sont dépassés" : face à la hausse des abandons, ces bénévoles recueillent des animaux de ferme

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : K. Yousfi, J. Pasquier, L. Claudepierrre
Publié le 7 mars 2024 à 14h46

Source : JT 13h Semaine

En plus des chiens et des chats toujours plus nombreux, la SPA doit maintenant recueillir certains animaux de la ferme qui ont été abandonnés ou mal traités.
Dans la mesure où ils sont livrés à eux-mêmes, ils risquent de mourir.
Le JT de TF1 s'est rendu à Mulhouse, à la rencontre des bêtes et de ceux qui les sauvent.

Ce jour-là, à Guémar (Haut-Rhin), ils sont venus en nombre, car ce n’est pas un chat, un petit chien ou un lapin que la SPA vient saisir, mais un âne de 300 kilos. Le quadrupède, en manque d’eau, serait isolé depuis plus d’un an et doit se contenter de quelques morceaux de pain en guise de nourriture. C’est une voisine du propriétaire qui l’a signalé. "On avait l'impression qu'il était un peu dans le déni", précise-t-elle face à la caméra du JT de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.

Les abandons sauvages d’animaux sont punis de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende

La maltraitance est la première cause de signalement des animaux de ferme appartenant à des particuliers, selon les agents de la SPA. "Les gens sont dépassés par le nombre de bêtes chez eux", souligne Mathieu Spenlé, agent d'intervention de la SPA de Mulhouse. 

Des enclos surpeuplés ou mal entretenus les amènent aussi à saisir d’autres animaux. Dans plusieurs refuges, le nombre de ces bêtes recueillies augmente depuis le début de l’année. Dans un centre à Mulhouse (Haut-Rhin), on en a déjà accueilli une quinzaine, ce qui l’oblige à élargir sa zone d’accueil. "Ce terrain est [habituellement] réservé pour les chiens", nous montre ainsi la présidente de l'antenne locale de la SPA.

À l’heure où les refuges sont saturés, les associations comptent plus que jamais sur des fermes pédagogiques ou des particuliers pour les replacer. Ils doivent toutefois remplir plusieurs critères. "J'ai dû monter tout un dossier en expliquant ma profession, mon quotidien et l'environnement dans lequel allait évoluer Rosie (un cochon, ndlr), si j'avais de quoi lui offrir un logis, l'espace suffisant", détaille Lisa Grollemund, qui a adopté des animaux de ferme.

Les abandons sauvages d’animaux, qu’ils soient de ferme ou domestiques, restent punis de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : K. Yousfi, J. Pasquier, L. Claudepierrre

Tout
TF1 Info