VIDÉO - Mouvement des agriculteurs : que peut faire le gouvernement ?

Publié le 24 janvier 2024 à 10h19

Source : JT 20h Semaine

Pour répondre à cette crise et éviter la contagion, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d’apporter "des solutions concrètes".
Que peut vraiment faire le gouvernement ? Quelles sont les pistes envisagées ?
Le 20H de TF1 fait le point.

Il ne faut surtout pas sous-estimer l’ampleur d’une telle mobilisation des agriculteurs. L’entourage du président l’assure : "ce genre de crise, il faut la suivre heure par heure". D’où ce message publié ce mardi, à la mi-journée sur les réseaux sociaux : "À nos agriculteurs, j’ai demandé au gouvernement d’être pleinement mobilisé pour apporter des solutions concrètes".

Concurrence déloyale, prix abusivement bas, c'est ce qui nous rassemble.
Flavien du Ranquet, dirigeant d'une entreprise de transport

En première ligne, le Premier ministre Gabriel Attal et le ministre de l’Agriculture. Hier, ils rencontraient le premier syndicat agricole. D’autres réunions ont eu lieu ce soir. Marc Fesneau s’est, lui, rendu en Ariège, après le décès d’une agricultrice. Un conseiller nous le confie : "On n’a peut-être pas senti la colère monter"

Ce mouvement est très soutenu par l’opinion française. La crainte est désormais que les points de blocage se multiplient et que la contagion ne se propage pas à d’autres secteurs, comme les routiers, venus en renfort sur l’A7. "Concurrence déloyale, prix abusivement bas, c'est ce qui nous rassemble", confie dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article, Flavien du Ranquet, dirigeant d'une entreprise de transport.

Des premières annonces sont attendues en fin de semaine. Simplifications des normes, allègement des contrôles, mais aussi une meilleure rémunération réclamée par tout le secteur. "Les agriculteurs, il faut leur foutre la paix", assure un député Renaissance. 

Le gouvernement en plein soutien de la profession, devenu enjeu politique, à cinq mois des élections européennes. "J'en veux beaucoup à nos dirigeants qui, pour le coup, ont la main sur l'épaule des agriculteurs et des pêcheurs quand ils se déplacent, mais qui ont le coup de poignard très facile quand ils sont à Bruxelles",  critique Jordan Bardella,  président de Rassemblement National. Une colère qui monte partout en Europe, la Commission européenne se réunira aussi cette semaine.


La rédaction de TF1

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