VIDÉO - Elle contrôle 1500 voitures par heure : on vous embarque à bord de la "sulfateuse à PV"

par V. F | Reportage : Christophe Buisine et Éric Nappi
Publié le 27 avril 2023 à 17h04, mis à jour le 27 avril 2023 à 17h46

Source : JT 13h Semaine

Elles sont redoutées tant elles sont efficaces : les "sulfateuses à PV" peuvent contrôler jusqu'à 1500 plaques d'immatriculation par heure.
Il est donc désormais plus difficile pour les automobilistes de passer entre les mailles du filet.
Le JT de TF1 a suivi la tournée de l'une d'entre elles dans les rues de Villeurbanne.

C'est le nouveau calvaire des automobilistes. Depuis quelques jours, à Villeurbanne (Rhône), il est impossible d'échapper à une voiture blanche, flanquée de dizaines de caméras installées sur son toit. Elle sillonne les rues partout où le stationnement est payant. Le 13H de TF1 a pu monter à bord. Premier constat : un bruit sourd se répète à intervalles réguliers et interpelle. "Chaque bruit que vous entendez, c'est une lecture de plaque", explique Jilali Bousabaa, chef d'exploitation, dans le reportage à retrouver en tête de cet article. 

Toutes les photos des plaques d'immatriculation sont ensuite envoyées à un agent assermenté pour vérification. Si le conducteur n'a pas payé son stationnement, cela lui coûtera 32 euros. Le système géré par une entreprise privée est d'une efficacité redoutable. "C'est 1500 plaques à l'heure, donc on peut pas comparer ça avec l'homme", ajoute l'agent verbalisateur. 

800 verbalisations par jour

Jusqu'à présent, seul un Villeurbannais sur deux s'acquittait de son stationnement. Désormais, on compte 800 verbalisations par jour, ce que ne pouvait pas réaliser les agents municipaux. "Chaque brigade était capable de contrôler jusqu'à 300 places par jour. Aujourd'hui, on a un véhicule qui est capable de contrôler sur une journée la totalité des 6000 véhicules. Donc 100% des places payantes", précise Pauline Schlosser, adjointe en charge des déplacements, de la mobilité et du stationnement à la mairie de Villeurbanne. 

Ce véhicule ne laisse personne indifférent, alors il faut répondre aux interrogations des riverains et tenter de convaincre. "Les gens qui n'ont pas de garage sont obligés de se mettre dans la rue et ça va leur coûter cher", déplore une retraitée. Quand une automobiliste estime qu'il n'est "plus possible d'y échapper". "Parfois, on est cinq minutes en stationnement et on se fait aligner", accuse-t-elle. Mais, il y a aussi des réactions plus violentes. "Quand c'est que des insultes et des crachats, ça va. Mais quand on commence à vous lancer des canettes ou des bouteilles, là, c'est un peu plus problématique", assure Jilali Bousabaa. 

Malgré toutes ces réticences, la mairie espère que ce véhicule automatisé contribuera à faciliter le stationnement en journée dans la commune.


V. F | Reportage : Christophe Buisine et Éric Nappi

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