Violences des mineurs : associations, jeunes... Ils réagissent aux annonces de Gabriel Attal

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : M. Chantrait, M. Giraud, L. Cloix
Publié le 19 avril 2024 à 10h56, mis à jour le 29 avril 2024 à 12h16

Source : JT 20h Semaine

Restaurer l’autorité auprès des mineurs, responsabiliser leurs parents...
Gabriel Attal a fait plusieurs annonces fortes, jeudi à Viry-Châtillon (Essonne).
Que faut-il en retenir, et comment réagissent associations et jeunes ?

S’il a choisi Viry-Châtillon (Essonne) pour faire ses annonces, jeudi 18 avril, c’est que c'est dans cette ville, il y a deux semaines, qu'un jeune de quinze 15 ans est décédé après avoir été passé à tabac près de son collège. Désormais, le gouvernement souhaite un "sursaut d’autorité", et cela passe notamment par une réflexion nationale autour de la justice des mineurs.

Faut-il rendre possible une comparution immédiate à partir de 16 ans, comme pour les majeurs ? Adama Camara a participé, plus jeune, à plusieurs rixes. Aujourd’hui, il fait de la prévention et cette piste va, pour lui, dans la bonne direction. "On entend souvent 'tu es mineur, tu risques rien'. Depuis trop longtemps, cette phrase nous a fait du mal. Quand plus jeune, on me le disait, j'y croyais", explique-t-il face à la caméra du 20H de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article. 

Vers une majorité numérique fixée à 15 ans ?

Comment échapper à la spirale de la délinquance ? Le recours à l'internat peut permettre de couper rapidement un jeune de ses mauvaises fréquentations, selon le Premier ministre. Plus de 50.000 places seraient aujourd’hui disponibles. Mais pour la responsable d’association que nous avons interviewée, cette solution a ses limites. "Si c'est pour que l'enfant sorte de ce foyer encore plus violent parce qu'on ne lui a pas expliqué, qu'il a été arraché violemment à sa famille...", souligne-t-elle.

Autre priorité : responsabiliser les parents. Ils pourront eux aussi faire l'objet de travaux d'intérêt général s'ils ne remplissent pas leurs obligations. Et quand un jeune commet des dégâts, ses parents devront payer les réparations. Dans les familles monoparentales, le parent éloigné sera aussi mis à contribution. 

"Le droit à une France tranquille" mis en avant par Gabriel Attal, jeudi, pourrait aussi passer par une meilleure régulation des réseaux sociaux, catalyseurs de violence. Objectif : davantage de contrôles et une majorité numérique fixée à 15 ans. "On devrait attendre d'avoir vraiment une maturité pour prendre conscience de ce qu'on poste", réagit une jeune fille.

Le gouvernement est également favorable à ce que les élèves qui perturbent le plus gravement les cours soient sanctionnés, avec des retraits de points sur leur note de brevet ou de bac, par exemple, et qu'une notification soit apposée sur leur dossier scolaire.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : M. Chantrait, M. Giraud, L. Cloix

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