Orages violents : après la grêle, les dégâts à réparer

VIDÉO - "C'est resté comme ça" : en Gironde, des sinistrés de la grêle victimes de couvreurs peu scrupuleux

TF1info | Reportage : Erwan Braem, Christophe Brousseau
Publié le 3 octobre 2022 à 10h38
JT Perso

Source : JT 13h WE

En juin dernier, des orages de grêle avaient endommagé des centaines de maisons en Gironde.
Trois mois plus tard, de nombreux sinistrés attendent toujours d'être indemnisés.
Pire, certains sont la proie de faux artisans, qui empochent beaucoup pour des résultats douteux.

Trois mois après l'orage, Julie n'en revient toujours pas. Le toit de sa maison avait été ravagé par une pluie de grêlons, comme une dizaine d'autres dans la ville du Taillan-Médoc (Gironde). Pour ajouter à ses difficultés, la jeune mère de famille a en plus été victime d'un couvreur peu scrupuleux. 

Ils sont partis, c'est resté comme ça, et pour eux c'était terminé

Julie

Pour elle et sa famille, l'escroquerie est évidente. Dans le reportage en tête de cet article, elle montre à notre équipe le travail très douteux réalisé sur son toit. Des tuiles non alignées, posées à l'envers au niveau du faîte, et pas même fixées. Tout est à refaire, mais, alors qu'un acompte de 30.000 euros lui a déjà été versé sur les 45.000 prévus, l'artisan exige le paiement du solde pour reprendre le chantier. "Ils sont partis, c'est resté comme ça", soupire Julie, "et pour eux, c'était terminé"

Ils y vont à l'intimidation, tout simplement

Virginie Wlodawer, experte d'assurés

La facture exorbitante a été refusée par l'expert d'assurance, mais la jeune femme a tout de même trouvé l'appui d'une experte d'assurés. "On arrête tout, on ne paie plus", lui a conseillé Virginie Wlodawer, qui a vite remarqué que l'artisan en question n'était même pas assuré. "Ils ont de la trésorerie", explique l'experte, "ils se permettent donc d'acheter des quantités de tuile, et ils y vont à l'intimidation, tout simplement". Pour remettre la maison de Julie en état, il y en a pour plus de 200.000 euros de travaux, et aucune garantie que l'assurance indemnise en totalité.

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Dans la soirée du 20 juin dernier, un orage de grêle s'est abattu sur la ville du Taillan-Médoc. 15 minutes d'apocalypse, qui ont endommagé près de 2000 maisons, rendant 150 d'entre elles complètement inhabitables. C'est le cas aussi pour Léonie et Joseph Nouaille, hébergés dans un mobile-home depuis la catastrophe, sans savoir quand ils pourront réintégrer leur maison pourtant toute proche. "On ne peut rien faire, rien !", se désole Joseph, toujours en attente des rapports d'expertise sur son toit, dont les tuiles avaient été disloquées par des grêlons gros comme des balles de tennis. 


TF1info | Reportage : Erwan Braem, Christophe Brousseau

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