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Un arrêté municipal autorise les commerçants de Dunkerque à vendre sur le trottoir

Publié le 27 mars 2021 à 20h06, mis à jour le 27 mars 2021 à 21h43
JT Perso

Source : JT 20h WE

À Dunkerque, le maire vient d'autoriser les commerçants dits non essentiels à vendre leurs marchandises sur le trottoir, au grand air. Ces derniers, fermés, vivent comme une injustice le fait de voir certains produits toujours en vente sur les marchés.

En principe, ils n'ont pas le droit d'ouvrir, considérés comme non-essentiels, mais depuis samedi matin, un arrêté municipal redonne le sourire aux commerçants de Dunkerque. Désormais, ils peuvent déconfiner leurs marchandises et improvisés une vente sur le trottoir. Une bouffée d'oxygène pour cette vendeuse de prêt-à-porter, heureuse de retrouver ses clients. "Si on peut les recevoir et leur permettre de choisir, c'est encore mieux", dit-elle.

Cet arrêté municipal, c'est l'idée du maire de Dunkerque. Étonné de voir des boutiques rideaux fermés et quelques rues plus loin, des étals des marchés où se vendent des vêtements. "Voilà le principe, pas de distorsion de concurrence entre les marchands ambulants et les marchands sédentaires. À condition que ça soit vendu à l'extérieur", explique le maire de la ville, Patrice Vergriete.

Un premier échange a eu lieu ce matin entre le maire et le préfet du Pas-de-Calais. Ce dernier pourrait attaquer l'arrêté municipal en justice. En attendant, d'autres villes ont autorisé la vente de produits non-essentiels en plein air. Dunkerque aujourd'hui, mais Boulogne-sur-Mer et Compiègne cette semaine. Autorisation municipale aussi à Étampes, Yerres et Nogent-sur-Marne.

À Menton, Antibes et Cannes, la vente d'articles sur le trottoir avait commencé cette semaine. Mais le préfet des Alpes-Maritimes vient de rappeler à l'ordre les maires de ces trois villes, sans pour autant prononcer d'interdiction. Opération de déballage et de rétropédalage, difficile de s'y retrouver. Seul le tribunal administratif peut juger du caractère illégal d'un arrêté municipal. Tant qu'il n'est pas annulé, les maires estiment que les commerçants dits non-essentiels peuvent vendre leurs produits à ciel ouvert.


La rédaction TF1 Info

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