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Un habitant des Hauts-de-Seine lègue plusieurs centaines de milliers d’euros à un village mayennais

Léa Tintillier
Publié le 5 janvier 2021 à 14h17
Un habitant des Hauts-de-Seine lègue plusieurs centaines de milliers d’euros à un village mayennais

GÉNÉROSITÉ - Un village mayennais de 1200 habitants, Vaiges, a hérité de 500.000 euros et de la moitié d’une maison francilienne, légués par un vieil homme qui n’y vivait même pas.

Pour les 1200 habitants de Vaiges, c’est un cadeau tombé du ciel. Marcel Montillet, décédé en mai dernier à l’âge de 91 ans, a légué la moitié de sa fortune à ce petit village situé près de Laval en Mayenne, le reste allant à l’association Les Petits Frères des pauvres.

Il laisse ainsi à la commune environ 500.000 euros placés sur ses comptes, plus la moitié d'une maison de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) estimée à 800.000 euros, a précisé le maire, Régis Lefeuvre. Ce qui représente au total près d’un tiers du budget de la commune, d'environ 3 millions d’euros.

"Un homme généreux"

Le maire salue la générosité de Marcel, qui n’habitait même pas le village mais s'y rendait souvent. C’est à Vaiges que son épouse s’était réfugiée durant la Seconde Guerre mondiale. "Il venait s’asseoir près de la tombe de sa femme et pouvait lui parler pendant une heure", raconte l'élu dans le reportage en tête de cet article, devant la tombe des Montillet où Marcel repose désormais avec sa femme et la famille de celle-ci. 

Le conseil municipal a justement décidé d’utiliser cet argent pour embellir le cimetière où il repose, et le parc juste à côté qui prendra son nom d’ici quelques mois. 

Des dons qui font souvent le bonheur de petites communes

C'est loin d'être la première fois qu’un particulier lègue ainsi sa fortune à un village. À ce jour, le plus gros don jamais effectué est celui d’un riche propriétaire terrien, décédé en 2007, qui avait laissé 37 millions d’euros à son village de Rouez-en-Champagne, dans la Sarthe. Serge Le Grou désirait la construction d’un foyer-logement qui porte désormais son nom. 

Autre exemple, en 2009, une femme décédée à 90 ans avait légué 3.87 millions d’euros au centre communal d’action sociale de Chalon-sur-Saône. Jeanne Parent, ancienne pharmacienne, avait donné sa fortune dans le but d’aider les personnes dans le besoin. Aujourd’hui, un espace qui porte son nom, dédié à différentes associations, a été crée. 

Parfois, l’héritage peut embarrasser la commune. Hélène Louart, centenaire morte en 2007 qui vivait à Pellevoisin, exigeait que les 1.15 million d’euros qu’elle avait légués au village servent à la construction de logements sociaux. La commune avait déjà son quota et aurait préféré utiliser l’argent autrement. La vieille dame avait également souhaité qu’une rue porte son nom, que sa maison soit vendue exclusivement à des Parisiens et que deux tableaux lui appartenant soient accrochés dans le bureau du maire. Au final, tous ses vœux ont été exaucés.


Léa Tintillier

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