Le 13H

"Musique à fond, insultes..." : une école du Territoire de Belfort déménage pour fuir ses voisins

V. F
Publié le 19 mai 2021 à 17h43
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

L'essentiel

REPORTAGE - "Musique à fond", cris de dispute, dégradations : l'école primaire de Montbouton, petite commune du Territoire de Belfort, a été forcée de déménager face à des problèmes de voisinage.

C'est une histoire de voisinage pour le moins inhabituelle. A Montbouton, petite commune du Territoire de Belfort, les 56 élèves des classes de CE1-CE2 et CM1-CM2 étaient régulièrement dérangés par les nuisances des locataires habitant à l'étage du bâtiment municipal abritant l'école Paul-Egger. "Ça occasionnait beaucoup de bruits. Pour les enfants, c'était vraiment très dérangeant d'étudier dans de telles conditions. Musique à fond, apparemment il y a eu aussi des insultes, des injures, ça a été assez loin avec les maîtresses", confie une mère de famille dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "Elle nous a raconté un midi en rentrant que la voisine du haut avait carrément cassé la porte des WC des maîtresses", ajoute un parent d'élève. 

Après plusieurs conflits, la municipalité a dû se résoudre à déménager l'école. Depuis lundi, les chaises, tables et tableaux ont donc été réinstallés dans la salle polyvalente de cette commune de 400 habitants afin de permettre aux élèves et enseignants de travailler plus sereinement.

Une situation ubuesque pour les parents : "Déménager une école entière à cause des agissements d'une seule personne... C'est quand même dingue d'en arriver là dans un petit village", indique l'un d'eux. À l'intérieur de la salle, tout a été organisé pour accueillir les enfants. Mais pour beaucoup, ce n'était pas à l'école de déménager. "La solution aurait été de déplacer la locataire", lance un autre parent. 

Dans ce village, situé tout près de la frontière suisse, et en apparence paisible, ce conflit surprend et inquiète. "C'est une commune qui est très tranquille, à la campagne, il n'y a pas de soucis en général", souligne une riveraine. La mairie, qui n'a pas souhaité s'exprimer, affirme que cette décision est temporaire. Elle espère reloger l'école pour la rentrée prochaine.