"Une horreur" : mais où est passé le célèbre rayon vert de la cathédrale de Strasbourg ?

Matthieu Delacharlery | Reportage TF1 : Jacques Rieg-Boivin
Publié le 23 mars 2022 à 14h40, mis à jour le 24 mars 2022 à 16h37

Source : JT 13h Semaine

Le fameux rayon vert de la cathédrale de Strasbourg pourrait ne plus jamais apparaître.
Sa disparition suscite de vives réactions au sein de la population, comme a pu le constater une équipe de TF1.

C’en est peut-être fini du célèbre rayon vert de la cathédrale de Strasbourg. Deux fois par an, au moment des équinoxes, un Christ en pierre situé à l’intérieur de la bâtisse est recouvert d’un étonnant voile de couleur verte. Rien de miraculeux mais un simple phénomène optique : le soleil traversait l’un des vitraux pour produire le fameux rayon. Mais de récents travaux de restauration ont purement et simplement effacé toute magie, au grand dam des fidèles de la cathédrale et de la population. 

"Ne m’en parlez pas, c’est une horreur !", déclare, furieux, un habitué des lieux, dans la vidéo en tête de cet article. "C'est triste, ils auraient pu le garder. C’était rigolo et les touristes venaient", déplore à son tour une habitante. Ce n’est pas un hasard si la restauration a débuté juste avant l’équinoxe de printemps, à la demande des administrateurs de l'édifice. L’Église a toujours considéré ce rayon comme un "hasard", un non-évènement qui prenait beaucoup trop d’ampleur à ses yeux. Ce qui n'a pas empêché les interprétations symboliques et mystiques variées, régulièrement contredites par le clergé.

Un changement qui n'est pas irréversible

D'autant que l'apparition de ce rayon est très récente à l’échelle de l’histoire de la cathédrale. Le vitrail en question avait été installé dans l'édifice en 1876. Mais "la projection du soleil en un rayon de couleur verte était apparue très vraisemblablement à la suite d'une restauration datant de 1972 au cours de laquelle le pied de Juda aurait été remplacé par un verre brut et, de ce fait, très transparent", explique le site internet de l'édifice religieux. C'est en effet cette année-là que le phénomène a été découvert par Maurice Rosart, un ingénieur-géomètre. 

Lundi dans un communiqué, la Préfecture et la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) du Grand Est a précisé qu’une "patine réversible a été appliqué sur le vert transparent", dans l'attente de la restauration de la pièce par un maître verrier. 

 Le changement n’est donc peut-être pas irrémédiable. C'est en tout cas ce qu'espère son découvreur Maurice Rosard. Il se dit "écœuré" au micro de TF1 et a bien l'intention se battre pour le faire ressusciter.


Matthieu Delacharlery | Reportage TF1 : Jacques Rieg-Boivin

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