Grève SNCF : les contrôleurs menacent de se mobiliser le week-end du 16 au 18 février

par TD avec AFP
Publié le 2 février 2024 à 15h10, mis à jour le 13 février 2024 à 16h49

Source : Sujet TF1 Info

Les contrôleurs de la SNCF mettent en garde contre un possible mouvement de grève le week-end du 16 au 18 février.
Plusieurs préavis ont été déposés.
Des hausses de salaires sont notamment demandées, ainsi qu'une meilleure prise en compte de leur fin de carrière.

Durant le weekend du 16, 17 et 18 février, une bonne partie du pays sera concernée par les vacances scolaires d'hiver. Un moment stratégique choisi par les contrôleurs de la SNCF, qui menacent de faire grève à ces dates. Ils réclament des hausses de salaires et une meilleure prise en compte de leur fin de carrière.

Au cœur des vacances scolaires d'hiver

On se souvient de la grève qui avait contraint la SNCF, au moment de Noël 2022, à annuler nombre de ses TGV. À l'époque, quelque 200.000 voyageurs avaient été contraints d'annuler ou reporter leur voyage. Aujourd'hui, les contrôleurs mobilisés se structurent autour d'un groupe Facebook baptisé Collectif national ASCT (CNA). Ils font de nouveau planer la menace d'un mouvement social, avec une paralysie du réseau ferré lors d'une période de congés. 

Ce collectif, constitué en dehors de tout cadre syndical, ne dispose pas du droit de déposer de préavis, ce qui l'oblige à s'appuyer sur les syndicats pour défendre ses revendications. Dans ce cadre, c'est Sud-Rail qui s'est chargé de déposer un préavis de grève. Celui-ci s'étend du 15 février 20 heures, au 19 février 8 heures. Il s'agit d'un créneau qui correspond à un week-end de départs en vacances pour les académies de Besançon, Dijon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Limoges et Poitiers. Les académies de l'Ile-de-France ainsi que de Montpellier et Toulouse se trouveront au milieu de leur période de congés scolaires.

Suivant l'initiative de Sud-Rail, la CGT-Cheminots a, elle aussi, déposé ce vendredi un préavis de grève. Reconductible, il débutera à partir du 15 février 19 heures. Le premier syndicat du groupe ferroviaire "appelle les cheminots de la filière train, quelle que soit leur activité (InOui, Ouigo, TER, Intercités, Transilien) leur grade ou leur fonction, à cesser le travail les 16, 17 et 18 février".

Dans les rangs des contrôleurs, on regrette qu'une partie des mesures promises lors de la résolution du conflit fin 2022 tardent à se concrétiser. Un point de vue partagé côté syndical. La présence obligatoire de deux contrôleurs par TGV est notamment prise pour exemple. Autre revendication affichée : une revalorisation de la prime de travail. La CGT voudrait que cette dernière augmente de 60 euros : elle passerait ainsi à 780 euros par mois – contre 720 euros actuellement. Dernier élément mis en avant, une "une reconnaissance de la pénibilité du métier avec la renégociation de l'accord sur la cessation progressive d'activité", qui permet de gérer les fins de carrière. Une revendication importante selon Fabien Villedieu, l'un des représentants de Sud-Rail. 

Pour l'heure, soulignons que la CFDT-Cheminots ne soutient pas la grève officiellement. Le syndicat a toutefois appelé ses antennes locales à déposer des demandes de concertation immédiates (DCI), préalable au préavis de grève. Et dénonce, lui aussi, la non-application des mesures issues de l'accord de sortie de crise signé fin 2022.


TD avec AFP

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