Le 20h

Difficultés de recrutement : la drôle d'offre d'emploi d'un carrossier de la Vienne

M.G
Publié le 6 octobre 2021 à 10h19
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

INSOLITE - La carrosserie fait partie des secteurs qui manquent de bras. À Châtellerault, dans la Vienne, un professionnel a choisi l'humour pour recruter des employés.

Se démarquer pour réussir à embaucher. C'est le credo d'un carrossier dans la Vienne, à la recherche de quatre salariés supplémentaires (trois carrossiers et un peintre). Pour cela, il n'hésite pas à déployer les grands moyens. L'entrepreneur a ainsi fait appel à une société de publicité et mis au point des affiches humoristiques. "Envie de travailler avec le sourire, avec des horaires de fonctionnaire et un salaire de ministre ? Appelez-moi", peut-on lire sur ces panneaux publicitaires, dont 13 exemplaires sont installés dans la commune de Châtellerault (Vienne). 

"Ça fait envie. Il va y avoir du monde qui va venir, je l’espère. C’est fait pour faire le buzz", souligne dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article nMikael Pasquet, membre d'une entreprise d’affichage publicitaire, à propos de cette offre d’emploi grand format au contenu (d)étonnant. 

Salaires attrayants, conditions de travail confortables, Frédéric Beillouin doit tout faire pour séduire les candidats, car le secteur manque de main d’œuvre qualifiée. "Je pense que c’est un métier qui, depuis de nombreuses années, n’a pas été bien valorisé. Et on ne l’a pas fait découvrir suffisamment tôt ou régulièrement pour intéresser les jeunes", estime le gérant de l'entreprise de carrosserie automobile. "Je ne sais pas ce qu’il appelle salaire de ministre", grince toutefois avec le sourire David Petit, un de ses employés. "Mais on est bien payés quand même", assure-t-il. "Un débutant démarre à 1500 €. Un expérimenté avec quelques années d’ancienneté va monter jusqu’à 2000 €, voire 2500 € avec les primes annuelles", précise à TF1 Frédéric Beillouin. 

Dans ce domaine professionnel, les jeunes trouvent rapidement un emploi. À condition d'être formés. Johan est l’un d’eux. "Moi j’ai toujours aimé ça. Je suis directement parti là-dedans, dès le collège. C’est ma passion, je suis content de venir au boulot le matin. Je ne trouve pas que ce soit un métier ingrat", explique-t-il. 

En tout, cette campagne d’affichage originale coûte 1000 € à l’entreprise. Largement relayée sur les réseaux sociaux, elle commence déjà à porter ses fruits, avec de premiers entretiens d’embauche à la clé. 

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Selon une enquête de l’Association nationale pour la formation automobile, 17 % des établissements du secteur automobile avaient des besoins de recrutement qui n’ont pas abouti en 2019. Les métiers de la carrosserie-peinture représentaient 23,3% de ces échecs (contre 13,5% deux ans plus tôt). 


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