VIDÉOS – Les araignées se font (aussi) des cunnilingus, révèle la science

Capucine Moulas
Publié le 2 mai 2016 à 16h58
VIDÉOS – Les araignées se font (aussi) des cunnilingus, révèle la science
L'essentiel

SEXE – Quand il s’agit de sexualité, le règne animal regorge de surprises. Parmi celles-ci, des scientifiques slovènes ont découvert qu’une certaine espèce d’araignée (grosse et velue) pratiquait entre autres des rapports sexuels oraux. Et c’est le mâle qui s’y colle.

L’araignée est une bête de sexe. Et plus précisément, la Caerostris darwini, un gros arachnide velu à souhait et tout droit venu de Madagascar. Selon les travaux de biologistes slovènes, les mâles de cette espèce pratiquent régulièrement le cunnilingus sur leurs dames à huit pattes, avant, pendant et après un rapport sexuel avec pénétration.

Selon l’étude parue le 29 avril , un mâle peut même stimuler le jardin secret de la femelle jusqu’à 100 fois durant un seul coït. Les rapports buccaux-génitaux ont déjà été observés chez les chauves-souris, les dauphins, les morses, les bonobos (eh oui, toujours eux), les kangourous, les chèvres, ou encore les écureuils. La plupart du temps, il s'agit de fellation, le cunnilingus est moins courant chez nos amis les bêtes.


Viol, cannibalisme, bondage et autres joies sexuelles

Mais ne vous y trompez pas. Ce n’est ni par plaisir, ni par tendresse que cette vilaine bestiole s’astreint au sexe oral. La Caerostris darwini, réputée pour avoir la toile la plus résistante du monde (dix fois plus solide que la matière des gilets pare-balles, tout de même), a une vie sexuelle tumultueuse.

⇒ Cunnilingus obligatoires


Les rapports oraux seraient une obligation pour le mâle, en moyenne trois fois plus petit que la femelle, selon l’étude, dirigée par Matjaž Gregorič de l’Institut Biologique Jovan Hadzi en Slovénie. L’hypothèse de son équipe : les partenaires s’astreindraient à cet exercice durant l’accouplement pour prouver leur "qualité" d’amants (et éviter de se faire bouffer, voir ci-dessous). Ils marqueraient leur territoire par la même occasion en salivant sur l’organe féminin, faisant savoir aux autres mâles qu’ils sont en terre conquise.

⇒ Mauvais amant, le mâle est dévoré


Toute la vie sexuelle des Caerostris darwini tourne autour de ce sort tragique réservé aux mauvais reproducteurs. Si les petits mâles ne se montrent pas à la hauteur ou ne sont pas assez prudents, la femelle s’en fera un goûter – le sexe, ça creuse. La taille de madame lui donne en outre un sérieux avantage naturel.

 La femelle attachée pendant le sexe


Mais le mâle est malin. Pour éviter de finir en pique-nique, la technique la plus efficace reste l'immobilisation de sa compagne. Une fois sa toile habilement tissée entre les pattes de celle-ci, il peut faire son affaire sans crainte.

⇒ Violer les plus faibles


La petite bête est d’une cruelle logique. Lorsque les femelles, malgré leur dimension, sont plus jeunes ou en pleine mue, leur exosquelette s’affaiblit. C’est à ce moment que les mâles tentent leur chance et pratiquent ce que les chercheurs appellent du "sexe opportuniste", la femelle étant incapable d’attaquer l’incongru profiteur. 

⇒ Auto-castration après le rapport


Autre fait marquant chez cette araignée, le mâle se castre lui-même après un rapport sexuel. Lorsqu’il s’est accouplé, il peut se mettre à "ronger son appendice, un organe génital secondaire". Les scientifiques pensent que cette émasculation permet au mâle de devenir plus agressif envers ses semblables, pour pouvoir défendre "sa" femelle contre les autres mâles intéressés. Jaloux, l’animal.

Une Caerostris darwini tisse sa toile, filmée par la chaîne BBC : 


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