Vincent Lambert : le rapporteur public préconise l'arrêt des soins

Gilles Daniel
Publié le 20 juin 2014 à 11h00
Vincent Lambert : le rapporteur public préconise l'arrêt des soins

EUTHANASIE - Le Conseil d'Etat se réunit vendredi pour décider si les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles de Vincent Lambert, ce jeune tétraplégique dont les parents refusent l'euthanasie passive, sont arrêtés. Dans la matinée, le rapporteur public s'est prononcé en ce sens.

C'est le dernier épisode d'un douloureux feuilleton. Une audience du Conseil d'Etat doit arbitrer vendredi sur la fin de vie de Vincent Lambert, ce tétraplégique en état de conscience minimal dont le sort donne lieu à une âpre bataille familiale et juridique.

Pour prendre sa décision, qu'elle rendra mardi, la plus haute juridiction administrative a désormais dans les mains les conclusions du rapporteur public, Rémi Keller. Celui-ci s'est prononcé dans la matinée contre le maintien en vie du jeune homme, hospitalisé au CHU de Reims depuis six ans.

Une famille déchirée

En janvier dernier, le corps médical, à la demande de l'épouse de cet homme de 38 ans, avait décidé de mettre fin à "l'acharnement thérapeutique" sur le patient, comme le prévoit la loi Leonetti de 2005. "Les réunions collégiales ont été des mascarades, jamais on ne nous a entendu et les médecins ont une nouvelle fois programmé la mort" de notre fils, avaient alors réagi sa mère et son père (épaulés par une sœur et un demi-frère de Vincent).

Ces proches de mouvements catholiques intégristes avaient alors saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui s'était ensuite prononcé pour le maintien en vie du jeune homme. Une décision que le rapporteur public du Conseil d'Etat recommande donc d'annuler.


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