La Première ministre rend hommage à Sohane Benziane, brûlée vive il y a 20 ans à Vitry-sur-Seine

Aurélie Loek
Publié le 4 octobre 2022 à 16h58
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Durant la première séance de questions au gouvernement, Elisabeth Borne a été interrogée sur la lutte contre les violences faites aux femmes.
L'occasion pour la Première ministre de rendre hommage à Sohane Benziane, morte brûlée vive à 17 ans, un 4 octobre, il y a 20 ans.
Retour sur cette affaire qui avait suscité l'effroi dans tout le pays.

Sa mort avait suscité l'effroi partout en France. 20 ans plus tard, jour pour jour, Elisabeth Borne a rendu hommage à Sohane Benziane. Interrogée sur la lutte contre les violences faites aux femmes, lors de la séance des questions au gouvernement, la Première ministre a ouvert son propos en rappelant la mort tragique de la jeune femme de 17 ans, brûlée vive dans un local poubelle à Vitry-sur-Seine, dans la banlieue sud de Paris.

"Elle est devenue un des plus tragiques symboles des violences faites aux femmes et je voudrais avoir une pensée pour elle, pour sa famille, pour toutes les femmes victimes de violences", a ainsi déclaré la cheffe du gouvernement.

La jeune femme meurt deux heures plus tard

Le 4 octobre 2002, en fin d'après-midi, Sohane Benziane, est conduite par Jamal Derrar, 19 ans aux moments des faits, dans un local poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine. Il s'agit de mettre un terme à un différend qui les oppose. Selon l'enquête, le jeune homme aurait précédemment interdit l'entrée de l'adolescente dans la cité suite à une bagarre contre le petit ami de Sohane Benziane, l'été précédant le drame.

Mais l'"explication" au pied de l'immeuble de Jamal Derrar tourne courte. En présence de deux des amies de Sohane Benziane, Jamal l'asperge d'un litre d'essence. Malgré les supplications des trois jeunes filles, il allume à plusieurs reprises un briquet, jusqu'au moment où Sohane Benziane prend feu. 

Elle sort alors du local en courant, finit par s'écrouler dans l'herbe au pied d'un bâtiment de la cité Balzac, devant de nombreux témoins. Malgré leur aide, dont celle de son agresseur et l'arrivée rapide des secours, Sohane Benziane meurt deux heures plus tard à l'hôpital.

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L'agresseur a été déclaré coupable en 2006 et condamné à 25 ans de prison pour "actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner", tandis que sur les lieux mêmes du drame, une plaque commémorative a été érigée en la mémoire de l'adolescente. "Pour que les garçons et les filles vivent mieux ensemble dans l'égalité et le respect", peut-on notamment y lire. 20 ans plus tard, il reste encore beaucoup à faire dans la lutte contre ce qui est désormais appelé "féminicide"


Aurélie Loek

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