Violences policières : Gérald Darmanin auditionné lundi par l'Assemblée nationale

TG avec AFP
Publié le 27 novembre 2020 à 8h18
JT Perso

Source : La Matinale LCI

L'essentiel

PARLEMENT - Le ministre de l'Intérieur sera auditionné lundi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, après les violences qui ont entaché l'action des forces de l'ordre depuis dix jours.

Gérald Darmanin face aux députés. Après dix jours de polémiques à répétition sur des violences entachant l'action des forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur va être auditionné lundi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

L'audition doit permettre "d'interroger le ministre sur les conditions dans lesquelles les forces de l'ordre ont eu recours à la force lors de différents événements survenus à Paris depuis la manifestation du 17 novembre 2020", a déclaré jeudi Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission. Cette audition, qui aura lieu lundi à 18h15, "portera également sur le contrôle de l'action des forces de sécurité intérieure, l'efficacité des corps d'inspection ainsi que sur les améliorations envisagées dans ce domaine", a complété la députée des Yvelines.

Succession de bavures

Arrivé en juillet place Beauvau, Gérald Darmanin est sous le feu des critiques après une succession de bavures dont sont accusées les forces de l'ordre. Les dossiers s'accumulent en effet sur le bureau du ministre : violences lors de la manifestation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" près de l'Assemblée nationale le 17 novembre, évacuation d'un campement de migrants place de la République lundi, passage à tabac d'un producteur noir par des policiers à Paris. Le tout sur fond de controverses autour de l'article 24 de la proposition de loi "sécurité globale" qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l'image des policiers et gendarmes.

Sous le feu des critiques après la polémique sur le tabassage du producteur de musique, Gérald Darmanin est venu s'expliquer jeudi dans le 20h de France 2. L'occasion de donner des gages de fermeté à l'endroit des policiers en cause : le ministre a annoncé ainsi qu'il demanderait leur "révocation" si la justice devait conclure à leur culpabilité.