Violences sexistes et sexuelles : lancement d'une mission pour "changer les règles" dans le milieu de la culture, du sport et dans les universités

par A.B.
Publié le 4 mars 2024 à 15h36

Source : Bonjour !

La ministre déléguée chargée des relations entre les femmes et les hommes a annoncé, la semaine dernière, la création d'une mission sur les violences sexistes et sexuelles.
Un outil qui doit permettre de mettre en place des "contre-pouvoirs" et des "garde-fous" pour protéger les victimes.
L'opération sera supervisée par des experts et devrait durer trois mois.

Créer des relais pour permettre de dénoncer les abus. C'est le but de la "mission sur les violences sexistes et sexuelles" que la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé cette semaine. Une réponse au nouveau mouvement #MeeToo qui secoue le monde du cinéma français, après les accusations de Judith Godrèche et les récents témoignages d'acteurs contre les abus commis par certains réalisateurs. 

Invitée lundi 4 mars dans "Bonjour ! La Matinale de TF1", la ministre a expliqué le but de cette mission. "On a beaucoup entendu, ces derniers jours, ce qu'il se passe dans le monde du cinéma où il y a une domination de facto qui s'exerce quand vous êtes un réalisateur sur vos comédiennes, par exemple. C'est ce qui a été dénoncé notamment Judith Godrèche, au-delà de l'histoire personnelle d'emprise qu'elle a malheureusement subi pendant des années, mais il y a plein d'autres secteurs, donc on lance cette mission conjointement avec le monde de la culture, le monde du sport, de la santé ou des études supérieures", a-t-elle détaillé face à Adrien Gindre. 

Se sentir "libre de dénoncer les faits"

Quelques jours plus tôt, dans un entretien au Parisien, Aurore Bergé avait annoncé le lancement de cette mission pour "comprendre les mécanismes à l'œuvre, pour changer les règles dans tous les lieux où une domination hiérarchique s'exerce, où une relation d'autorouté existe". Son but : mettre en place "des contre-pouvoirs et des garde-fou". Pour cela, la mission doit durer "trois mois" et sera encadrée "par des experts", selon l'entourage de la ministre à l'AFP.  

Un outil important pour la représentante du gouvernement qui admet ne pas savoir "s'il y a une baguette magique" pour résoudre les violences sexistes et sexuelles dans la société. "Ce que je sais, c'est que quand vous êtes dans une relation hiérarchique, quand il y a une autorité qui s'exerce sur vous, que vous soyez une femme ou un homme puisqu'il y a #MeToo garçon qui existe [...] à qui vous dénoncez ? À qui vous en parlez ?", s'est-elle interrogée sur TF1 espérant apporter une réponse et utiliser la mission pour "identifier les secteurs où il y a un risque de vulnérabilité parce qu'il y a une pression, une domination qui s'exerce" et mettre en place "des relais, des personnes habilités, légitimes, qui ne dépendent pas financièrement directement de la personne qui a ce pouvoir sur vous, pour que vous puissiez vous sentir libre de dénoncer les faits". 


A.B.

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